Le président iranien Hassan Rohani et le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, lors d’un meeting hier, à Téhéran. Photo AFP
L'Iran se retirera des pourparlers sur la Syrie s'il juge que ceux-ci ne sont pas constructifs, a déclaré hier le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, en déplorant le rôle « négatif » de l'Arabie saoudite.
« Lors de la première séance de discussions, certains pays, en particulier l'Arabie saoudite, ont joué un rôle négatif et non constructif », a déclaré le vice-ministre cité par l'agence de presse Isna, affirmant que « l'Iran ne participera pas aux discussions si elles ne sont pas constructives ». Le ministre saoudien « a surtout insisté sur le sort du président légitime de la Syrie (...) au lieu de parler du sort du peuple syrien », a aussi déploré hier le vice-ministre. Il a également affirmé qu'il n'y avait pas de combattants iraniens en Syrie, seulement « des conseillers militaires envoyés sur place à la demande du gouvernement syrien pour combattre le terrorisme ». « L'Arabie saoudite n'a pas à se mêler de la façon dont la République islamique combat le terrorisme », a-t-il ajouté.
Même son de cloche pour le président iranien Hassan Rohani qui a demandé à l'Arabie saoudite de cesser ses « ingérences » dans la région pour permettre la coopération entre les deux pays, lors d'un discours à Téhéran devant les ambassadeurs d'Iran à l'étranger. « Si la vision de l'Arabie saoudite à propos des grandes questions régionales s'approche de la réalité et qu'elle cesse ses ingérences, nous pourrons régler beaucoup de problèmes notamment dans les relations » bilatérales, a déclaré M. Rohani, selon le site de la présidence iranienne. Et selon M. Rohani, « des jeunes inexpérimentés dans un des pays de la région n'iront nulle part en parlant grossièrement aux grands ».
D'autre part, le slogan de la République islamique d'Iran « Mort à l'Amérique » reste valable en dépit de l'accord nucléaire avec les grandes puissances, dont les États-Unis, ont estimé hier une large majorité de députés Iraniens. « L'Iran, nation de martyrs, n'est pas du tout prêt à abandonner le slogan "mort à l'Amérique" sous prétexte d'accord nucléaire », ont écrit 192 députés sur 290, dans une déclaration publiée par l'agence officielle Irna. Selon eux, ce slogan « est devenu le symbole de la République islamique et toutes les nations en lutte considèrent l'Iran islamique comme le modèle de la lutte ».
(Sources : agences)


Discuter simplement pour discuter n'interesse pas les iraniens. Donc mise en garde justifiée au financiers de la terreur et au pourvoyeurs aussi de ces derniers.
21 h 37, le 03 novembre 2015