Réitérant son soutien ferme au gouvernement, le secrétaire général du courant du Futur, Ahmad Hariri, a accusé hier le Hezbollah et le général Michel Aoun de « se spécialiser » dans le blocage des institutions.
S'exprimant à l'issue d'une réunion à Dar el-Fatwa avec le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, M. Hariri a estimé que « le pays traverse une étape très délicate, d'autant que les parties responsables de la paralysie institutionnelle continuent à pratiquer le blocage ». Mettant en garde contre la démission du gouvernement, le secrétaire général du Futur a indiqué qu'un tel développement entraînerait « un vide institutionnel total, inédit au Liban » et aurait un impact négatif sur l'image du pays et sur sa situation économique et sociale.
À la question de savoir si la Chambre des députés tiendra une séance de législation la semaine prochaine, M. Hariri a indiqué que « la législation de nécessité est axée sur des questions d'ordre financier qui sont de l'intérêt de tous les Libanais et il est donc urgent qu'une telle séance soit tenue afin de traiter des questions aussi vitales que les salaires des fonctionnaires et des militaires ».
Enfin, concernant des rumeurs sur le retour éventuel au Liban de l'ancien Premier ministre Saad Hariri, le secrétaire général du Futur a exprimé le souhait que « ces informations soient vraies ».
Ahmad Hariri a par ailleurs reçu à Kantari une délégation du mouvement Tanios Chahine, présidée par son commissaire général, Wissam Saadé, qui l'a informé du programme d'action de cette organisation fraîchement fondée, comportant notamment une réforme du pouvoir judiciaire au Liban.
Liban - Politique
Le Hezbollah et le général Aoun « se spécialisent » dans le blocage institutionnel, accuse A. Hariri
OLJ / le 30 octobre 2015 à 00h00


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