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Moyen Orient et Monde - États-Unis

« Si vous pensez que M. Trump ne va pas être le candidat du Parti républicain, cela veut dire que vous fumez quelque chose »

La percée du flamboyant tycoon de l'immobilier est désormais une réalité pour une très grande majorité d'analystes américains.

Le candidat aux primaires du Parti républicain, Donald Trump, saluant ses partisans à Sioux City, dans l’Iowa. Scott Morgan/Reuters

Depuis que Donald Trump a annoncé sa candidature à la présidence des États-Unis, le 16 juin dernier, tout le monde a pensé que le flamboyant tycoon de l'immobilier allait faire trois petits tours et puis s'en aller.
Toutefois, l'establishment du Great Old Party a blêmi, c'est le moins que l'on puisse dire, lorsque cet outsider a bien tenu la route, s'imposant comme une nouvelle réalité. En réalité, le phénomène Donald Trump n'est pas passager. Il est là pour rester. Ainsi, jour après jour, débat télévisé après débat télévisé, querelle après querelle (avec la presse télévisée ou écrite), et après ce fameux geste dédaigneux de la main à l'adresse de ses concurrents, ou même à un groupe de simples citoyens, « Donald Trump a prouvé qu'il est l'homme de ses mots », explique un analyste pour tenter de comprendre cette incroyable percée.
Selon lui, M. Trump « a montré à ses critiques et à son parti qu'il n'est pas une cible facile. Sans compter qu'il a monté une campagne électorale implacable, avec peu de dépenses, financée par son propre argent, alors que les autres candidats rampent devant les grands donateurs ». Désormais, les leaders du Parti républicain, qui habituellement font ou défont les candidats, sont convaincus que Donald Trump est devenu le porte-étendard du parti. Et non pas Jeb Bush, sur lequel ils avaient misé au début et dont la campagne est en train de s'effriter sous leurs yeux.


(Lire aussi : Jeb Bush, la déception du Parti républicain)

L'effet de « l'œuf de Colomb »
Il n'y a pas de magie ici, dit-on, mais simplement l'effet de « l'œuf de Colomb », synonyme d'« il suffisait d'y penser ». Néanmoins, le fait que le Parti républicain appuie ouvertement Donald Trump est exceptionnel. Historiquement, il n'a adoubé qu'une seule fois un candidat n'ayant jamais occupé un poste officiel. Cela remonte à 1940, lorsque les républicains avaient choisi un homme d'affaires, Wendell Willkie, pour affronter Franklin Roosevelt qui briguait son troisième mandat présidentiel, obtenu à cette époque haut la main.
Aujourd'hui, on est à la fois loin et proche des primaires, qui peuvent pousser M. Trump à abandonner s'il perd dans l'Iowa et au New Hampshire. À part les quelques points d'avance sur son concurrent Ben Carcon, lequel n'a aucune chance de gagner vu son manque d'envergure, Donald Trump peut compter sur une majorité d'électeurs dans ces grands États qui pourraient le mener aux portes de la Maison-Blanche.
Un stratège républicain, Steve Schmidt, trouve que « si quelqu'un pense que M. Trump ne va pas être le candidat du Parti républicain à la présidentielle, cela veut dire que cette personne fume quelque chose ». Une grande partie de l'électorat approuve Donald Trump concernant sa politique sur les immigrés illégaux, face à son adversaire, le sénateur Ted Cruz, qui milite pour en recevoir davantage, étant lui-même d'origine cubaine, né au Canada et qui a renoncé à sa nationalité canadienne lorsqu'il a décidé d'être candidat à la présidence américaine. M. Trump est plus en harmonie avec la grande tranche d'Américains qui voient d'un bon œil sa promesse de déporter 11 millions de migrants illégaux. Selon le Pew Research Institute, 63 % des électeurs républicains voient les émigrés comme un lourd fardeau pour l'économie et la société.

 

( Lire aussi : Obama : Je ne pense pas que Trump me succédera à la Maison-Blanche )

 

Pas impossible, mais plausible
Le très respectable quotidien électronique Politico a titré il y a quelques jours : « Américains, votre élection présidentielle, c'est de la folie! ». Car la légion des candidats reste encore au ras des pâquerettes et présente des agendas conflictuels. Donald Trump, lui, est direct, clair, et ses messages accrochent l'esprit. Par ailleurs, il a deux armes secrètes : il est le seul à pouvoir écrire un chèque de plusieurs millions de dollars de son compte personnel pour sa campagne ; et, plus que les autres, il possède l'habilité de mobiliser les gens. Chacune de ses apparitions télévisées fait monter l'audimat en flèche. Il est également capable d'attirer de nouveaux électeurs, ce que l'on a pu constater dans l'Ohio, et en Floride, dont Jeb Bush a été le gouverneur, et dont le sénateur est actuellement un autre candidat républicain, Marc Rubio. Ses seuls adversaires sont donc les « élitistes » qui ne constitueront pas une force efficace, ni politiquement ni dans les urnes.
La situation est telle aujourd'hui, mais personne ne peut encore prédire que Donald Trump va arriver à la présidence. Ce n'est plus impossible, c'est plausible.

 

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Depuis que Donald Trump a annoncé sa candidature à la présidence des États-Unis, le 16 juin dernier, tout le monde a pensé que le flamboyant tycoon de l'immobilier allait faire trois petits tours et puis s'en aller.Toutefois, l'establishment du Great Old Party a blêmi, c'est le moins que l'on puisse dire, lorsque cet outsider a bien tenu la route, s'imposant comme une nouvelle réalité. En...

commentaires (5)

je respectais encore plus Kadhafi et saddam que bashar el assad et ben ali !!

Bery tus

15 h 38, le 29 octobre 2015

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Commentaires (5)

  • je respectais encore plus Kadhafi et saddam que bashar el assad et ben ali !!

    Bery tus

    15 h 38, le 29 octobre 2015

  • non pas seulement pour les refugiers, mais bien parce que le conglomérat economique nous prepare qlq chose de mondial .. et ca ca fera bcp plus mal que tout autre chose meme fera bcp plus mal que ce qu'il a dit sur la syrie car il veut reprendre langue avec bashar L'ASSASSIN

    Bery tus

    14 h 03, le 29 octobre 2015

  • Quelle difference y aurait il entre trump , reagean ou bush ??????? bien sur qu'il pourrait gagner , les us sont incoherents et peuvent tout se permettre , un black a la maison blanche entoure de 6 conseillers juifs , ca peut se repeater avec trump ou hyllari ou tout autre clown , where is the problem ??? Par contre s'il est elu et applique ce qu'il dit cad renvoyer les refugies syriens chez eux , ca oui ca va barder pour eux , enfin les terroristes "moderes" je veux dire .

    FRIK-A-FRAK

    12 h 59, le 29 octobre 2015

  • DE LUNATIQUE... À LUNATIQUE... ET LE CHAOS DES LUNES ET DES PHASES LUNAIRES PERTURBE LA TERRE TOUTE ENTIÈRE...

    MON CLAIR MOT A GEAGEA CENSURE

    09 h 54, le 29 octobre 2015

  • Trump ne verra pas la presidence, ou s'il la voit .. Allah yestor !!

    Bery tus

    03 h 08, le 29 octobre 2015

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