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Nos lecteurs ont la parole - Élie Michel Nasard

Nos innombrables conférences de dialogue

Nous en avons assez de ces innombrables et interminables conférences de dialogue national, tantôt au Parlement et tantôt au palais présidentiel, et cette mascarade dure et traîne depuis des années, et ce indépendamment des autres mini-conférences de dialogue entre certains partis politiques de tendances opposées.
Si le but n'était rien de plus que de maintenir un tantinet d'entente très superficielle, afin, dit-on, d'éviter le clash, cela pourrait éventuellement être acceptable, mais si, par contre, il se trouverait des gens qui espèrent que les deux grands blocs qui se disputent la scène locale parviennent à une entente sans feu vert de l'extérieur (du moins à l'un des blocs impliqués), eh bien je peux leur affirmer, sans aucune hésitation, qu'ils peuvent rêver, car on ne discute pas avec des gens de mauvaise foi, parce qu'ils trouveront toujours un prétexte pour vous donner tort. On est de mauvaise foi lorsqu'on a des idées préconçues et fixes, comme par exemple lorsqu'on est fanatique-takfiriste, et/ou qu'on hait, par complexe, l'adversaire avec lequel on est censé dialoguer, et/ou (ce qui est le plus plausible dans notre cas) lorsqu'on est le vassal d'un maître étranger.
En effet, et c'est juste le bon sens qui le commande, nous avons affaire à un bloc constitué surtout de politiques pourris jusqu'à l'os, qui se sont toujours volontairement soumis à des maîtres étrangers, afin d'exécuter leurs ordres, et ce naturellement pour servir les intérêts de leurs dits maîtres, ainsi que les leurs propres, bien entendu. En contrepartie de leurs services serviles, au détriment de leur pseudo-patrie, nos Judas/larbins locaux sont évidemment généreusement récompensés. Ainsi, ils sont invités à saboter toute forme de redressement ou de réforme politique, socio-économique, judiciaire, etc., privant le pays du courant électrique, de l'eau, d'un réseau routier digne de ce nom, de prisons humaines, d'un système éducatif efficace, de salaires décents, de soins de santé sans avilissement, des lois nécessaires pour favoriser l'exploitation du pétrole et du gaz (que recèlent nos eaux territoriales et notre sol), de secteurs primaire et secondaire productifs, d'une police au service du citoyen (et non pas l'inverse), d'un appareil judiciaire juste et vraiment indépendant, avec des juges au-dessus de tout soupçon, bref une authentique réforme générale sur tous les plans, dont le pays a soif, et cela devient impératif et urgent.
Dans le bloc adverse, on trouvera naturellement assez de pourris, mais cela n'exclut pas l'existence d'éléments honnêtes, qui comptent toutefois un groupe de députés et de ministres actifs, mais dociles (du moins jusqu'à récemment), qui lèvent parfois la voix pour protester contre certains abus, mais voyant que leurs tentatives ne mènent à rien, ils abandonnent la bataille et retombent dans une longue léthargie.
Il existe aussi un petit bloc, cependant constitué d'opportunistes, qui se balancent entre les deux principaux groupes précités, dépendant de leurs intérêts personnels.
Devant ce triste tableau, comment peut-on établir un dialogue ?
Afin de départager ce beau monde, il n'existe qu'une seule et unique solution élémentaire, que tous les pays démocratiques ont adoptée, et qui est très simple : il faut retourner au peuple, censé être la source de tous les pouvoirs (vox populi, vox Dei ), et le consulter, en promulguant une loi électorale basée exclusivement sur la proportionnelle, avec de grandes circonscriptions ou éventuellement une seule circonscription pour tout le Liban, et une fois la nouvelle Assemblée élue, elle pourra à son tour élire un nouveau président (quoique l'idéal consisterait à le faire élire au suffrage universel) et nous aurons alors un nouveau gouvernement représentatif, déclenchant alors une réforme de fond en comble, en parfaite coopération et harmonie entre la présidence, le Parlement et le gouvernement, trois instances appelées alors à mettre les bouchées doubles, tellement il y aura à faire.
C'est alors, et seulement alors, que nous pourrons aspirer à une véritable paix et à un redémarrage de toutes les institutions, sur de nouvelles bases modernes, saines, humaines et justes, dans le seul intérêt supérieur du Liban, sans partage.
Tous les politiciens opposés à cette solution (et ils sont assez nombreux), qui est l'expression même du droit, de la démocratie, de la justice et du bon sens, seraient des personnes suspectes, parce qu'elles savent qu'elles ne seront pas réélues, et que leur seul salut réside dans une loi électorale manipulée, tordue et façonnée selon leurs intérêts, comme cela a été le cas jusqu'à présent.
C'est pour cela que, seuls un grand choc régional ou un miracle peuvent nous sauver.

Nous en avons assez de ces innombrables et interminables conférences de dialogue national, tantôt au Parlement et tantôt au palais présidentiel, et cette mascarade dure et traîne depuis des années, et ce indépendamment des autres mini-conférences de dialogue entre certains partis politiques de tendances opposées.Si le but n'était rien de plus que de maintenir un tantinet d'entente très superficielle, afin, dit-on, d'éviter le clash, cela pourrait éventuellement être acceptable, mais si, par contre, il se trouverait des gens qui espèrent que les deux grands blocs qui se disputent la scène locale parviennent à une entente sans feu vert de l'extérieur (du moins à l'un des blocs impliqués), eh bien je peux leur affirmer, sans aucune hésitation, qu'ils peuvent rêver, car on ne discute pas avec des gens de mauvaise foi,...
commentaires (3)

"Elire un président au suffrage universel..." C'est une hérésie au Liban tel qu'il est actuellement. Le suffrage universel est bon pour un pays laïc comme la France où le citoyen est Français avant d'être catholique, protestant, juif etc... tandis qu'au Liban, le citoyen est chiite, sunnite avant d'être Libanais. D'ailleurs sous le couvert de chiite que l'Iran s'est emparé du Liban par Hezbollah interposé. Quant à élire quoi que soit au suffrage universel direct, attendons l'an 3015. C'est aussi simple que ça !

Annie

17 h 15, le 29 octobre 2015

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Commentaires (3)

  • "Elire un président au suffrage universel..." C'est une hérésie au Liban tel qu'il est actuellement. Le suffrage universel est bon pour un pays laïc comme la France où le citoyen est Français avant d'être catholique, protestant, juif etc... tandis qu'au Liban, le citoyen est chiite, sunnite avant d'être Libanais. D'ailleurs sous le couvert de chiite que l'Iran s'est emparé du Liban par Hezbollah interposé. Quant à élire quoi que soit au suffrage universel direct, attendons l'an 3015. C'est aussi simple que ça !

    Annie

    17 h 15, le 29 octobre 2015

  • QUELS DIALOGUES ? DES MONOLOGUES DE CHAQUE CÔTÉ ! CERTAINS NOMMENT DIALOGUE QUAND ILS SE PARLENT À EUX-MÊMES... COMMENT çA S'APPELLE EN PSYCHO ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 40, le 28 octobre 2015

  • "C'est pour cela que, seuls un grand choc régional ou un miracle peuvent nous sauver." ! Le "tsunami" orangiste AIGRI n'a-t-il donc pas suffit ? !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    14 h 08, le 28 octobre 2015

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