Les Bourses européennes ont terminé en baisse pour la seconde séance de suite mardi, s'éloignant un peu plus de leurs pics de deux mois atteints vendredi, sous le coup notamment d'une rechute des valeurs pétrolières, et de celles liées aux matières premières et de plusieurs résultats d'entreprise jugés mitigés.
Dans un climat attentiste – avant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale mercredi –, la place boursière américaine s'est dirigée vers un second repli d'affilée.
À Paris, le CAC 40 a cédé 1,02 % (-50,06 points) à 4 847,07 points. Le Footsie britannique a reculé de 0,81 % et le Dax allemand de 1,01 %, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a perdu 0,98 % et le FTSEurofirst 300 0,85 %.
Avec des cours du pétrole en repli de quelque 2 % au moment de la clôture en Europe, l'indice regroupant les valeurs pétrolières européennes a cédé 2,25 % après avoir déjà reculé de 1,26 % lundi et de 0,14 % vendredi.
La rechute des cours du pétrole s'explique par le retour des craintes de voir l'offre rester durablement nettement supérieure à la demande en raison à la fois d'une météo exceptionnellement clémente et d'une conjoncture mondiale qui reste peu porteuse.
La bonne tenue du dollar, en hausse de 0,1 % par rapport à un panier de devises internationales, n'a pas arrangé les choses.
Le compartiment des matières premières a encore davantage reculé que le secteur pétrolier, avec un repli de 2,89 %. Tous les indices sectoriels ont terminé dans le rouge en Europe, celui regroupant les valeurs immobilières (-0,26 %) enregistrant la moins mauvaise performance.
Comme souvent en cas de recul des marchés des actions, les actifs jugés plus sûrs ont progressé, comme les Bunds, l'or, le franc suisse ou encore les emprunts du Trésor américain.
Du côté des valeurs individuelles, le titre BASF a plongé de 4,71 % à 72,98 euros, plus forte baisse du Stoxx 50, après que le géant allemand de la chimie a abaissé ses prévisions de résultats pour l'ensemble de 2015 en raison d'une faiblesse de ses ventes en Chine et dans d'autres marchés émergents.
Cet article est réalisé par Fidus

