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Liban - Grève

Les enseignants et le CCS décideront aujourd’hui de la suite à donner à leur mouvement de protestation

Si la nouvelle grille des salaires n'est pas à l'ordre du jour de la prochaine réunion parlementaire, enseignants et fonctionnaires envisagent l'escalade.

Dans un grand nombre d’écoles, les cours n’ont pas été dispensés.

L'ordre de grève auquel le syndicat des enseignants des écoles privées et le Comité de coordination syndicale avaient appelé pour pousser la Chambre à inscrire la nouvelle grille des salaires des fonctionnaires et des enseignants à l'ordre du jour de la prochaine réunion parlementaire a été plus ou moins suivi dans les différentes régions libanaises.
Les cours ont été suspendus dans l'ensemble des écoles publiques alors que de nombreuses écoles privées ont ouvert leurs portes. En dépit des pressions exercées sur eux par leurs établissements respectifs, de nombreux professeurs se sont présentés à l'heure à leurs postes, mais ont refusé de dispenser leurs cours. Seuls les enseignants du secondaire public n'ont pas fait la grève parce qu'ils se considèrent lésés par la grille proposée.
La suite du mouvement de protestation dépendra de la décision que le Parlement prendra par rapport à la grille des salaires. On la connaîtra aujourd'hui, puisque le bureau de la Chambre doit se réunir ce matin afin d'établir l'ordre du jour de la réunion plénière prévue pour la semaine prochaine. Durant le sit-in qu'ils ont organisé devant le ministère des Affaires sociales à Badaro, au moment où les participants à la conférence de dialogue national étaient réunis à Aïn el-Tiné, les enseignants et les représentants des fonctionnaires du secteur public ont insisté sur le fait que la nouvelle échelle des salaires dans le secteur public fait partie des sujets qui répondent au critère de la nécessité législative. Les orateurs ont aussi insisté sur l'effet rétroactif, « un droit auquel nous ne sommes pas près de renoncer ». « Trois ans plus tard, nous sommes toujours victimes de la même injustice qui s'amplifie parce que la cherté de vie s'accentue et que le niveau du travail au sein de l'administration et de l'enseignement public ne fait que régresser », a affirmé Mohammad Kaddouh, membre de la Ligue des fonctionnaires de l'État, avant de souligner que le Comité de coordination syndicale « ne peut que poursuivre sa protestation ».
Les orateurs ont vivement critiqué les hommes politiques, déplorant leur « incapacité » à gérer les dossiers qui touchent de près à la vie des Libanais, notamment celui des déchets ménagers. « Nous sommes face à des responsables qui mettent leurs intérêts et les causes qui les intéressent au-dessus de ceux des Libanais », a affirmé le président de la Ligue des fonctionnaires de l'administration publique, Mahmoud Haïdar, avant d'ajouter : « Nous organisons ce sit-in alors qu'un fléau menace le pays à cause des politiques et des pratiques de l'autorité gouvernante qui est incapable de trouver des solutions aux problèmes qui affectent la population. Nous sommes en grève parce qu'à cause de leurs conflits et de leurs intérêts, les politiques ont paralysé les institutions constitutionnelles à commencer par la présidence de la République, en passant par le Parlement, puis le gouvernement, la seule autorité qui est encore fonctionnelle. »
Le président du syndicat des enseignants des écoles privées, Nehmé Mahfouz, s'est attardé à son tour sur les informations relatives à des pressions exercées par des directions d'écoles sur les enseignants à Beyrouth et à Baabda pour les obliger à intégrer leurs classes. Il a fustigé le comportement des directeurs de ces établissements en relevant qu'un « professeur dont la dignité est bafouée ne peut pas enseigner et ne peut pas former des étudiants libres ». Il a invité les enseignants soumis à des pressions d'avertir le syndicat en assurant qu'ils sont protégés par la loi.
Nehmé Mahfouz a insisté sur le fait que la réunion du bureau de la Chambre, aujourd'hui, constituera une étape charnière.

L'ordre de grève auquel le syndicat des enseignants des écoles privées et le Comité de coordination syndicale avaient appelé pour pousser la Chambre à inscrire la nouvelle grille des salaires des fonctionnaires et des enseignants à l'ordre du jour de la prochaine réunion parlementaire a été plus ou moins suivi dans les différentes régions libanaises.Les cours ont été suspendus dans l'ensemble des écoles publiques alors que de nombreuses écoles privées ont ouvert leurs portes. En dépit des pressions exercées sur eux par leurs établissements respectifs, de nombreux professeurs se sont présentés à l'heure à leurs postes, mais ont refusé de dispenser leurs cours. Seuls les enseignants du secondaire public n'ont pas fait la grève parce qu'ils se considèrent lésés par la grille proposée.La suite du mouvement de...
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