Le speaker’s corner de midi : pour ou contre la grève.
(...) La crise qui couvait à l'AUB – depuis la dissolution du « Student Council » (le 27 juillet) et l'exclusion de 22 étudiants (le 28 août) – a éclaté brusquement hier, par le déclenchement d'une grève-surprise sur le campus suivie dans une proportion de 60 % environ.
De part et d'autre, les positions sont particulièrement dures :
– Les grévistes ont annoncé (...) que « le mouvement était à durée illimitée » (...).
– L'administration (...) a qualifié le mouvement d'illégal et annoncé avoir traduit devant le conseil de discipline de l'université sept étudiants accusés d'avoir « violé les lois libanaises et les règlements de l'université » (...).
Les opérations ont commencé par l'occupation (...) du « Nicely Hall » (...). Plusieurs étudiants favorables au « Student Council » ont pénétré dans les classes où (...) ils ont demandé à leurs camarades de se joindre au mouvement. En quelques dizaines de minutes, les salles se vidaient et le bâtiment était transformé en un bastion pour les grévistes. (...)
Simultanément, l'administration mettait en pratique les mesures devenues habituelles sur le campus en pareilles circonstances : fermeture des grilles du bâtiment administratif, mobilisation du service privé de police de l'AUB (...), appel à la police. (...)
(...) Les étudiants favorables au « Student Council » ont expliqué (...) « que la grève ne revêtait aucun caractère politique et que les buts poursuivis étaient purement syndicaux ». (...)
En début de soirée, « l'Union nationale des étudiants de l'Université libanaise » publiait un communiqué de « soutien total » aux grévistes. (...)

