Rechercher
Rechercher

Salon du livre

« La ville au cœur de la BD »

Les bédéistes Benoît Peeters, Jean-Pierre Filiu et Zeina Abi Rached. Photo Michel Sayegh

Le Beyrouth d'antan, le Damas d'aujourd'hui et le Paris du XXIIe siècle : trois destinations visitées le temps d'une table ronde au Salon du livre. Tel un voyage à bord d'une machine à remonter les siècles et les humeurs des bédéistes Benoît Peeters, Jean-Pierre Filiu et Zeina Abi Rached.
Peeters présente son ouvrage comme une « incursion » dans les fantasmes oniriques de Carine, habitante d'une colonie stellaire lointaine. Revoir Paris est le rêve de cette exilée de l'espace, promu titre de l'album.
La crise syrienne, visualisée dans la mort qui hante le quartier de Daraya, s'installe en toile de fond dans La dame de Damas de Jean-Pierre Filiu. Cette fiction « aliénée de réalisme » met en scène un homme, une femme et un... balcon. Elle exprime, selon son auteur, « une volonté d'écrire une histoire d'amour, donc d'espoir, en contraste des informations alarmantes en provenance de la Syrie ».
Le piano oriental de Zeina Abi Rached résonne de « la nostalgie d'un endroit que je n'ai jamais connu, dit-elle, mais que je connais par cœur ! ». Elle y raconte le destin de son arrière-grand-père dans une ville qu'il croyait immuable, mais qui, à peine celui-ci décédé, sombre dans le chaos.
La réflexion à trois voix s'achève sur une note commune : la ville est un réel subjectif, donc un thème avenant pour la BD, puisqu'on habite tous des villes imaginaires ou plutôt l'imaginaire d'une ville.


Le Beyrouth d'antan, le Damas d'aujourd'hui et le Paris du XXIIe siècle : trois destinations visitées le temps d'une table ronde au Salon du livre. Tel un voyage à bord d'une machine à remonter les siècles et les humeurs des bédéistes Benoît Peeters, Jean-Pierre Filiu et Zeina Abi Rached.
Peeters présente son ouvrage comme une « incursion » dans les fantasmes oniriques de...

commentaires (0)

Commentaires (0)