Après une phase de consolidation, le marché parisien termine en territoire positif, mais échoue à renouer avec le contact des 4 700 points. Le CAC progresse finalement de 0,46 %, à 4695 points, même si la prudence reste de mise à la veille de la réunion de la BCE. Alors que l'indice des prix à la consommation est de nouveau négatif en septembre, le marché commence à anticiper un prolongement du QE au-delà de septembre 2016. À Francfort, le Dax a pris 0,89 %, mais à Londres, le FTSE n'a progressé que de 0,05 %, ralenti par une chute de près de 16 % de Pearson qui a dit s'attendre désormais à un bénéfice annuel situé dans le bas de la fourchette initiale. L'EuroStoxx 50 de la zone euro a progressé de 0,51 % alors que l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 reculait de 0,03 %. Le secteur des hautes technologies affiche une hausse de 1,74 % grâce entre autres au bond de 6,54 % du concepteur de processeurs ARM Holdings, fournisseur de l'iPhone d'Apple, dont les résultats ont rassuré. À Paris, Thales (+3,85 %) et Eiffage (+3,02 %) figurent parmi les meilleures performances du SBF 120 après leurs publications trimestrielles.
Sur le marché des changes, l'euro hésite face au dollar et oscille autour des 1,1350$. Les marchés vont guetter des signaux d'assouplissement de la part du président de la BCE Mario Draghi qui avait souligné lors de sa précédente réunion « sa volonté et sa capacité d'agir, si nécessaire, en utilisant tous les instruments disponibles ». Alors que les perspectives d'inflation restent très faibles à moyen terme (l'indice des prix à la consommation d'Eurostat étant de nouveau négatif en septembre), le marché commence à anticiper un prolongement du QE au-delà de septembre 2016 ou alors une accélération des rachat d'actifs dans l'optique de relancer l'inflation et la croissance toujours aussi atones.
Cet article est réalisé par Fidus
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