Le ministre de l'Économie, Alain Hakim, a lancé hier les travaux du Forum économique libano-cubain auquel ont participé de nombreux hommes d'affaires du Liban et de Cuba ainsi que des responsables des secteurs économiques des deux pays.
« Ce forum a pour objectif de renforcer les liens économiques et sociaux entre le Liban et Cuba. Il vise aussi à identifier les différents secteurs d'investissements dans l'île, notamment dans le commerce, l'industrie, l'agriculture, le transport et le tourisme », a déclaré Alain Hakim.
« Le Liban accorde une importance toute particulière à cet événement. Nous avons identifié plusieurs secteurs dans lesquels nous pouvons travailler de concert avec les Cubains afin d'aider à la relance économique de l'île. Il s'agit du secteur touristique, avec notamment la construction d'hôtels, du secteur agricole et agroalimentaire, de celui de la santé, de l'immobilier et des affaires », a-t-il ajouté, appelant à une augmentation des échanges commerciaux entre les deux pays.
Le ministre cubain du Commerce extérieur, Rodrigo Malmierca Díaz, a indiqué de son côté que le gouvernement cubain a identifié 246 projets dans différents secteurs d'une valeur de 8,7 milliards de dollars à réaliser sur l'île dans les trois prochaines années.
Le président de l'Association des hommes d'affaires libano-cubains (LCBC), Ali Kazma, a souligné l'importance du marché cubain. « Ce forum répond à l'ouverture économique cubaine qui veut attirer des investissements internationaux. Notre association veut aider à développer les opportunités d'investissements à Cuba, en identifiant les domaines qui pourraient intéresser les Libanais », a indiqué Ali Kazma.
M. Kazma a rappelé qu'une délégation d'hommes d'affaires libanais s'était rendue début juin à Cuba avec pour mission de nouer des liens avec les autorités économiques cubaines. Soutenue par le ministère libanais de l'Économie, cette visite a aussi été l'occasion de la signature d'un protocole de coopération entre les Chambres de commerce des deux pays.
Le président de la Fédération des Chambres de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban, Mohammad Choucair, a appelé pour sa part à une feuille de route claire pour renforcer les liens économiques bilatéraux. « Le secteur privé libanais n'épargnera aucun effort pour identifier les opportunités d'investissements à Cuba », a-t-il dit.
Avec une population de 12 millions d'habitants, le marché cubain suscite les convoitises des hommes d'affaires de tous horizons depuis l'annonce du dégel avec les États-Unis, fin 2014, et la levée de l'embargo commercial et financier imposé par ce pays depuis 1962. Dans cette perspective, la loi 118 votée en décembre 2014 par le Parlement cubain encourage les investissements étrangers dans tous les secteurs de l'économie de l'île. Elle prévoit notamment la réduction de 30 à 15 % des taxes sur les profits et autorise la création d'entreprises détenues à 100 % par des investisseurs étrangers. Les investisseurs opérant en joint-venture sont exemptés de taxe sur les profits durant huit ans.
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