Leo, c'est moi. Ainsi s'est présenté depuis peu le président du Sénat d'un grand pays étranger à mes amis émigrés libanais lors d'un dîner pour sa campagne électorale, saluant toute une foule simplement, sans ses bodyguards, sans titre, sans rendez-vous au préalable ; juste une rencontre surprise pour tester sa popularité.
De retour à Beyrouth, il est décevant qu'un siècle après le départ des Ottomans, nos responsables sont toujours attachés a ces mots anciens qui nous reviennent à la mémoire. Devant les jeunes activistes de divers tendances qui défilent devant le Sérail, cela nous rappelle le temps de cette « grande porte » ottomane où le pacha chassait et faisait tirer sur la foule qui osait s'approcher.
Côté Parlement, on ne sait plus vraiment à quel système politique obéit le pays depuis l'instauration de Taëf en 1989. Entre Sa Majesté qui préside cette voûte depuis plus de vingt ans sans concurrence, et leurs Excellences et Éminences, nos députés vieillissent, renouvellent leurs propres mandats sans recourir au peuple ; et le comble, ils font des lois amputées ou inapplicables, jetant aux juges la responsabilité de trancher.
Enfin, avec la table ronde qui se tient actuellement pour le dialogue national, triste est de voir encore le système tribal confessionnel triompher. Des parlementaires et ministres dont la plupart ont dépassé la soixantaine, qui veulent toujours décider au lieu de laisser le libre choix à ces jeunes générations qui défilent à l'extérieur pour décider à leur place.
Nos lecteurs ont la parole - Antoine Sabbagha
Leo, c’est moi !
OLJ / le 14 octobre 2015 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef