(...) 375 000 jeunes Libanais sur les bancs de l'école. Cette année encore, la proportion de la population libanaise scolarisée accuse une augmentation de 10 % par rapport à l'année précédente. Mais il y a toujours, de la ville à la montagne, environ 50 000 enfants qui pourraient être scolarisés mais qui ne le sont pas faute d'écoles, de professeurs, de moyens financiers et techniques.
Répétons-le : le Liban de demain sera ce que sont les enfants d'aujourd'hui. (...) Aux niveaux primaire et secondaire, l'enseignement libanais, contrairement à ce qui se passe dans tant de pays du monde, subit encore un écartèlement dangereux dû aux cloisons étanches établies entre l'enseignement privé et public.
Religieuses ou laïques (...) les écoles privées libanaises sont supérieures aux écoles publiques : aussi bien en ce qui concerne l'élégance et la vastitude des bâtiments scolaires que la matériel technique, la formation du corps enseignant, la qualité de l'enseignement et l'élaboration des programmes. (...) Et bien que satisfaits de l'éducation intellectuelle, physique et morale de leurs enfants dans les écoles privées, les parents sont pourtant tous d'accord pour trouver trop élevées les scolarités. Nous avons interrogé à ce sujet Mgr Ignace Maroun, secrétaire général de la commission épiscopale pour les écoles primaires et secondaires catholiques : « (...) Les parents libanais (...) exigent de nous le maximum et voudraient payer le minimum. Or, se rendent-ils compte ce que ce "maximum" nous coûte, à nous, écoles privées, laïques ou religieuses qui devons nous maintenir et nous perfectionner sans aucune aide gouvernementale ? »
J'ai posé ensuite quelques questions à M. Charles Saad (...) directeur des écoles privées primaires et secondaires de Choueifate : « (...) Malgré nos efforts constants pour améliorer le niveau culturel de nos professeurs, et nos méthodes de pédagogie et d'enseignement, le gouvernement ne prend à notre égard que des mesures vexatoires souvent peu en rapport avec la réalité. »


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"Mgr Ignace Maroun, secrétaire général de la commission épiscopale pour les écoles primaires et secondaires catholiques : Les parents exigent de nous le maximum et voudraient payer le minimum. Or, se rendent-ils compte ce que ce (maximum) nous coûte, à nous, écoles privées religieuses, qui devons nous maintenir et nous perfectionner sans aucune aide gouvernementale ?" ! Sans aucune aide ? Petit malin, va ! Quid de la non-imposition de vos "Wakfs-Biens d’Église".... catholiques ? !
06 h 23, le 07 octobre 2015