Le pire trimestre boursier depuis 2011 s'est achevé hier.
Les principales places boursières baissent de près de 9 %.
Le trimestre s'achève et c'est l'heure du bilan.
Ce trimestre marque un vrai changement sur les marchés.
À la fin du mois de juin, c'était encore l'optimisme, avec sur le CAC par exemple une surenchère entre les prévisionnistes pour savoir s'il achèverait l'année à 6 000 points ou au-dessus.
Pour eux, il n'y avait pas de doute, 2015 serait une belle année.
Et pourtant, sur les actions dans le monde, ce trimestre est le pire depuis 2011.
Près de 9 % de baisse aux USA, de même en Europe.
Et une forte hausse de la volatilité, indice de la nervosité des marchés.
On peut résumer ce qui a fait renverser les marchés : c'est la fin de l'effet dopant des QE des Banques centrales qui dissimulait la réalité économique mondiale.
Et la réalité de l'économie mondiale, c'est que 7 ans après la faillite Lehman, le monde n'a pas renoué avec ses niveaux de croissance.
Avec des zones comme la Chine et les autres pays émergents qui s'enfoncent dans un ralentissement, voire même une récession.
Et des forces déflationnistes qui ont déjà achevé le supercycle de hausse des matières premières et qui commencent à faire éclater bulle après bulle, la bulle chinoise, la bulle des émergents, la bulle des biotechs et d'autres vont suivre.
Les fondamentaux de l'économie mondiale ne sont pas bons et en période de déflation, la valeur des actifs ne progresse pas, elle doit baisser.
Il y aura évidemment quelques rebonds, techniques ou pas, mais tant que l'économie réelle ne montrera pas des signes réels de sortie de crise, les Bourses seront sous pression.
On peut ignorer les fondamentaux quelques mois, mais ils finissent toujours par prendre le pas sur les fantasmes des optimistes.
Cet article est réalisé par Fidus


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