M. Joumblatt entouré du ministre Bou Faour et de l'ambassadeur d'Arabie saoudite. Photo Ani
Le chef du Rassemblement démocratique, le député Walid Joumblatt, a estimé hier « nécessaire de lancer la bataille pour la lutte contre la corruption ».
« Dans cette atmosphère étouffante et cloîtrée de toutes parts, et afin de sortir de la spirale des blocages et contre-blocages, nous plaçons les questions et les idées suivantes face à l'opinion publique : en dépit de toutes les remarques émises de part et d'autre – et il en est certaines que nous acceptons en toute transparence et avec indulgence –, il est nécessaire de lancer la bataille pour la lutte contre la corruption et de contrôler le gaspillage dans les différents services publics, administrations et institutions officielles », a indiqué M. Joumblatt, dans son article hebdomadaire à l'organe du Parti socialiste progressiste (PSP), al-Anba'.
« Quelles sont les raisons qui continuent d'empêcher le lancement des travaux pour l'élargissement du quatrième bassin du port de Beyrouth, en dépit des effets positifs de ce projet sur l'économie libanaise, qui concurrencerait ainsi les ports de Haïfa et Ashdod ? Est-il vrai que certaines parties politiques, partisanes et peut-être même religieuses continuent d'empêcher le début de l'application de ces travaux ? Quelle est la raison réelle derrière cette stupidité, qui empêche le Liban de bénéficier de rentrées importantes, lesquelles contribueraient à dynamiser l'économie libanaise ? » s'est-il interrogé.
Et de poursuivre : « Pourquoi un directeur contrôle-t-il le ministère des Télécoms, où même le plus grand ministre ne peut mettre en application un plan de développement du service sans son accord? Quelles sont les parties politiques qui assurent une couverture à ce directeur ? Est-il permis qu'il y ait des régions libanaises toujours privées d'Internet ? Pourquoi ne profite-t-on pas de la fibre optique ? Est-il permis que le coût de l'Internet soit si élevé ? »
« Le développement du secteur des télécoms et de la technologie de l'informatique pourrait créer des offres d'emploi, surtout qu'il existe des compétences libanaises jeunes et prometteuses dans ce domaine d'expertise. Pourquoi alors ce laxisme et cette négligence ? » a conclu Walid Joumblatt.
Signalons par ailleurs que M. Joumblatt a reçu hier à Clemenceau l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Awad Assiri, en présence du ministre de la Santé, Waël Bou Faour. L'occasion pour le chef du PSP de présenter ses condoléances à Riyad pour la tragique bousculade qui a coûté la vie à 769 pèlerins, la semaine dernière, à La Mecque.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine