Le président de la Chambre Nabih Berry a estimé hier qu'il était inadmissible que le dialogue lancé par les Libanais soit voué à l'échec alors que « le monde entier a compris, après toutes ces inimaginables destructions, les morts, l'exode et les exactions commises au nom du takfir, que la voie la plus courte pour résoudre les crises et les désaccords reste le dialogue et les compromis politiques qui seuls sont susceptibles de préserver les États, leur unité, leur rôle, leur souveraineté, leurs institutions, leur identité, leur diversité culturelle et spirituelle ».
Et de souligner qu'il n'est pas possible de ne pas tirer les leçons de ce qui est en train de se faire en termes de dialogue dans les couloirs de l'Onu, à New York, où s'ouvre aujourd'hui officiellement la 70e session de l'Assemblée générale des Nations unies (voir par ailleurs). « En tant que Libanais, nous nous devons de nous inspirer de ce qui se passe à New York au niveau des personnalités de premier plan ; le monde entier s'est rangé à l'idée du dialogue en dépit de ses dissensions et de ses divisions afin qu'un compromis soit possible. Il n'est pas permis que notre dialogue soit stérile. Nous sommes censés donner au monde la vraie image des Libanais qui sont capables de gérer leurs problèmes et de respecter leurs échéances d'eux-mêmes, en faisant primer l'intérêt de leur pays et la paix civile sur l'intérêt personnel des uns et des autres », a-t-il ajouté. Pour le président de la Chambre, « ceux qui s'imaginent que la table de dialogue (qu'il parraine, et dont trois séances se sont déjà tenues, NDLR) ne sert qu'à perdre du temps ou étouffer le mouvement de protestation se trompent ». « J'estime que le dialogue sert à tirer profit de ce temps mort pour permettre au pays d'anticiper les rapides changements régionaux. La table de dialogue peut réussir sur plusieurs plans à condition que les intentions de réussir des différentes parties soient franches. De mon côté, je pense que tout le monde a l'intention de sauver le Liban », a-t-il conclu.
Hassan Khalil : « Une situation intenable »
S'exprimant sur la situation politique actuelle lors d'un événement commémoratif organisé à Khiam, le ministre des Finances Ali Hassan Khalil a, de son côté, affirmé dans son allocution qu'en tant que membre du gouvernement, il se sentait responsable de la grave crise dans laquelle celui-ci est plongé. « Une crise si grave qu'il est devenu impossible de régler un dossier aussi accessoire que celui des déchets, s'est-il ainsi indigné. Nous sommes conscients que cette crise s'est transformée en grave problème de gouvernance, puis en crise de régime en tant que tel. Un régime qui a échoué dans la concrétisation de ses échéances, qu'elles soient grandes ou petites. » Et de s'exclamer : « La situation n'est plus tenable, nous devons nous montrer capables de résoudre un tel dossier (celui des déchets, NDLR) afin de pouvoir venir à bout d'une échéance plus importante à l'avenir. »
C'est dans ce contexte que le ministre des Finances a appelé le Premier ministre Tammam Salam à accélérer la mise en application du plan de gestion des déchets tel que préparé par le ministre de l'Agriculture Akram Chehayeb. « Il n'existe pas de solutions parfaites, mais des plans qui répondent aux engagements politiques des uns et des autres, et aux besoins des citoyens, a souligné M. Hassan Khalil. Nous devons mettre un terme à ce cercle vicieux. »
« Nous nous devons de résoudre cette crise afin d'éteindre la mèche de la confrontation, sur le triple plan politique, social et économique », a-t-il aussi ajouté. Pour lui, il est inadmissible que les hommes politiques continuent aujourd'hui à débattre de manière stérile au lieu de s'atteler à mûrir ce plan et le mettre en application le plus rapidement possible.
Ali Hassan Khalil a également souligné la « véritable ligne de fracture qui sépare les divers camps politiques actuellement » et a fait l'éloge, dans ce contexte, de l'initiative de relance du dialogue national lancée par le président de la Chambre Nabih Berry. Après avoir fait l'apologie du dialogue comme méthode de résolution des conflits, le ministre a estimé que le Liban devait être à même de mener à bien ces tractations sur le plan national « vu qu'il a réussi à se tenir à l'écart » des tempêtes régionales.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
SI "TOUS" SE SENTAIENT RESPONSABLES... COMME S'EN EST SENTI LE MINISTRE HASSAN KHALIL... ET IL A RAISON DE L'ÊTRE... LES UNS ARRÊTERAIENT LEUR SUIVISME IRANIEN AVEUGLE ET LES ORDRES DE BOYCOTTOGE À LEURS PARAVENTS... ET LES AUTRES LEUR SUIVISME SAOUDIEN AVEUGLE ET ACCEPTERAIENT LE DIALOGUE AVEC QUI QUE CE SOIT POUR QUOI QUE CE SOIT ET QUOI QUE SOIENT LES RAISONS... ET IRAIENT À L'ENTENTE NATIONALE POUR SAUVER IN EXTREMIS LE PAYS. JE RÊVE ? AVEC CEUX QU'ON A MALHEUREUSEMENT OUI !
11 h 01, le 28 septembre 2015