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Lifestyle - Mode

Quand Lalique célèbre Sarah Bernhardt

Elle fut l'un des personnages les plus marquants du tournant du XXe siècle. En cette Belle Époque où cohabitaient encore les derniers romantiques et les premiers surréalistes, les performances de Sarah Bernhardt, phénomène des planches, étaient saluées autant par Victor Hugo que par Jean Cocteau. Sa vie elle-même était un théâtre permanent, entre la ménagerie sauvage qu'elle entretenait entre sa demeure et son jardin, et le cercueil tapissé de soie dans lequel elle s'allongeait des heures durant pour répéter ses textes.
Totalement sous le charme de son talent, René Lalique, alors jeune maître verrier et véritable inventeur du bijou moderne comme en témoigne sa passion, à contre-courant de son époque, pour le mélange des matériaux, entre le verre, l'émail, le cuir, la corne, la nacre, avec une préférence pour les pierres semi-précieuses plutôt que précieuses, réalise en 1902 le costume de scène de Sarah Bernhardt pour la reprise de Theodora dont l'actrice tient le rôle éponyme dans son propre théâtre. Petit à petit, celui qui allait devenir l'un des orchestrateurs de l'Art Nouveau crée pour son égérie, muse, ambassadrice, icône absolue, des bijoux fabuleux qui flattent son amour pour la faune et la flore, notamment le muguet, le lys, les papillons, les libellules et les perroquets, sans oublier les grandes figures féminines de la mythologie, telle Vesta ou Psyché.
Depuis juillet dernier, la maison Lalique, sous la direction artistique de Quentin Obadia, réinterprète ces pièces mythiques en une collection de quarante bijoux baptisée « la Divine », actuellement en tournée mondiale. Jamais « vintage » n'aura été plus fascinant.

Elle fut l'un des personnages les plus marquants du tournant du XXe siècle. En cette Belle Époque où cohabitaient encore les derniers romantiques et les premiers surréalistes, les performances de Sarah Bernhardt, phénomène des planches, étaient saluées autant par Victor Hugo que par Jean Cocteau. Sa vie elle-même était un théâtre permanent, entre la ménagerie sauvage qu'elle entretenait entre sa demeure et son jardin, et le cercueil tapissé de soie dans lequel elle s'allongeait des heures durant pour répéter ses textes.Totalement sous le charme de son talent, René Lalique, alors jeune maître verrier et véritable inventeur du bijou moderne comme en témoigne sa passion, à contre-courant de son époque, pour le mélange des matériaux, entre le verre, l'émail, le cuir, la corne, la nacre, avec une préférence pour les...
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