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Nos lecteurs ont la parole - Lamia Sfeir Darouni

Les dix ans de May !

Aujourd'hui, j'ai pris ma plume, je me suis installée devant mon papier et j'ai voulu t'écrire. T'écrire ? Mais pour te dire quoi? Te plaindre, toi ma copine d'enfance ? Jamais, tu ne me le pardonnerais pas ! Te soulager de ta douleur ? Il faut beaucoup de mots pour y arriver! Te soutenir ? Ton courage et ta force le font depuis dix ans. Dix ans déjà Mayyouche qu'en ce maudit jour, ces lâches ont mutilé ton corps. Dix ans déjà, qu'ils ont voulu t'éliminer, te briser pour te faire taire, car tu les gênais! Mais c'était vraiment mal te connaître! C'était mal choisir leur cible! Ah, ils doivent râler tes assassins, car c'est tout juste s'ils ont réussi à te faire plier, un peu, juste le temps de te remettre, de maquiller ta douleur, de t'adapter à cette «moitié de corps» et de rebondir de nouveau! Et tu t'es lancée dans ta vie. Tu as poursuivi ton chemin bien décidée à aller au bout de tes rêves. Tu as bâti tes projets, entreprit des voyages, accumulé les prix de littérature, d'écriture, de courage et de persévérance! C'est dur d'avancer avec « la moitié d'un corps » tu me l'as dit, un jour! Mais il a compris ton corps, qu'il avait affaire à une battante, une vraie qui ne recule devant rien, supporte mal la pitié et la compassion, et poursuit son chemin en silence, avec son sourire pour cacher sa douleur et son rire pour retenir ses larmes! Si je t'écris aujourd'hui, Mayyouche, ce n'est pas pour te faire des éloges, tu ne le supporterais pas et encore moins te plaindre, tu m'en voudrais! Si je t'écris ces quelques mots, dix ans après, c'est pour te remercier de nous avoir appris le vrai sens du courage et de la dignité, te remercier de nous avoir montré ce qu'est la vraie lutte dans la vie, nous, tes copines de classe d'enfance et d'insouciance! Aujourd'hui, ce 25 septembre que tu digères toujours très mal, je sais que c'est auprès de saint Charbel ton ange et ton protecteur, que tu vas te réfugier pour lui confier ta douleur, lui crier ta révolte et lui demander des comptes! Et puis tu reviendras maquiller tes yeux, sécher tes larmes et reprendre ton chemin «de croix » avec cette élégance et cette féminité si dignes de toi!

 

Aujourd'hui, j'ai pris ma plume, je me suis installée devant mon papier et j'ai voulu t'écrire. T'écrire ? Mais pour te dire quoi? Te plaindre, toi ma copine d'enfance ? Jamais, tu ne me le pardonnerais pas ! Te soulager de ta douleur ? Il faut beaucoup de mots pour y arriver! Te soutenir ? Ton courage et ta force le font depuis dix ans. Dix ans déjà Mayyouche qu'en ce maudit jour, ces lâches ont mutilé ton corps. Dix ans déjà, qu'ils ont voulu t'éliminer, te briser pour te faire taire, car tu les gênais! Mais c'était vraiment mal te connaître! C'était mal choisir leur cible! Ah, ils doivent râler tes assassins, car c'est tout juste s'ils ont réussi à te faire plier, un peu, juste le temps de te remettre, de maquiller ta douleur, de t'adapter à cette «moitié de corps» et de rebondir de nouveau! Et tu t'es lancée...
commentaires (2)

HONNEUR À MAY CHEDIAC ! UN EMBLÈME LIBANAIS...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

23 h 16, le 23 septembre 2015

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Commentaires (2)

  • HONNEUR À MAY CHEDIAC ! UN EMBLÈME LIBANAIS...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    23 h 16, le 23 septembre 2015

  • Un billet d'amitié et de vérité. Bravo !

    Halim Abou Chacra

    11 h 45, le 23 septembre 2015

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