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Liban

Le procureur général financier octroie un délai de 10 jours aux personnalités qui doivent de l’argent à EDL

Alors que l'ensemble des régions du pays continue de souffrir d'une pénurie accrue de courant électrique – peut-être l'une des plus sévères depuis la fin de la guerre –, le procureur général financier, le juge Ali Ibrahim, a entamé hier une série d'audiences consacrées à un nombre de personnalités politiques, artistiques et du monde des affaires qui sont accusées de ne pas avoir réglé les factures qu'elles doivent à Électricité du Liban. Elles se sont engagées à honorer ces sommes au terme d'un règlement à l'amiable dans un délai maximal de dix jours.
En parallèle, les députés Hikmat Dib et Fadi Aawar – Courant patriotique libre – ont tenu une conférence de presse hier à l'Assemblée sur le thème du dossier de l'électricité et de la corruption qui a « empêché l'exécution du plan tendant à assurer l'électricité 24 heures sur 24 dans l'ensemble des régions du pays ». « Nous ne sommes pas là pour lancer des contre-accusations à l'attention de ceux qui sont noyés dans la corruption jusqu'au cou et qui continuent quand même à accuser les autres de corruption », a ainsi déclaré Hikmat Dib. « Nous voulons simplement mettre en relief le fait que certains veulent porter un coup fatal au secteur de l'énergie afin de l'attirer dans les filets d'une ignoble privatisation », a-t-il ainsi expliqué.
Revenant dans ce contexte sur les accusations de corruption qui ont entouré « la disparition de 700 millions de dollars » du ministère de l'Énergie, il a rappelé que l'ancien ministre de l'Énergie Gebran Bassil a affirmé que la somme totale des dépenses avait atteint les 330 millions de dollars seulement. « En ce qui concerne le retard dans l'installation des générateurs dans les stations de Zouk et de Jiyeh (...), il est simplement dû au retard dans le versement des paiements dus à l'entrepreneur en charge du projet », a aussi indiqué le député. « Pour ce qui est de la station de Deir Ammar, il faut savoir que l'offre faite par la compagnie ayant répondu à l'appel d'offres était trop élevée. Elle n'a par conséquent pas été retenue », a-t-il précisé.
De son côté, Fadi Aawar s'est demandé pourquoi le gouvernement n'a toujours pas validé les décrets concernant l'exploitation du gaz off-shore, « car cela aurait représenté une source de richesse pour le pays ».

La Fondation Moawad
Sur un autre plan, la Fondation René Moawad s'est insurgée dans un communiqué publié hier contre des accusations lancées contre elle dans le cadre de la campagne contre les personnalités et établissements qui ne règlent pas leur facture électrique. Le communiqué a ainsi précisé que toutes les sommes dues par la fondation à Électricité du Liban sont « réglées régulièrement » et dans les délais, à la faveur d'un système de « crédit » qui est consenti aux grandes entités qui consomment de l'énergie de manière importante. La fondation a demandé dans ce contexte de la « tenir à l'écart des bazars politiques ».

Alors que l'ensemble des régions du pays continue de souffrir d'une pénurie accrue de courant électrique – peut-être l'une des plus sévères depuis la fin de la guerre –, le procureur général financier, le juge Ali Ibrahim, a entamé hier une série d'audiences consacrées à un nombre de personnalités politiques, artistiques et du monde des affaires qui sont accusées de ne pas avoir réglé les factures qu'elles doivent à Électricité du Liban. Elles se sont engagées à honorer ces sommes au terme d'un règlement à l'amiable dans un délai maximal de dix jours.En parallèle, les députés Hikmat Dib et Fadi Aawar – Courant patriotique libre – ont tenu une conférence de presse hier à l'Assemblée sur le thème du dossier de l'électricité et de la corruption qui a « empêché l'exécution du plan tendant à...
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