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Liban - Les Archives Racontent...

Eschyle à Baalbeck

Dans « Le Jour » du 19-20 septembre 1944

La pièce d’Eschyle, « Les Perses », présentée par l’Association nationale pour le maintien et le développement de la culture libanaise, au temple de Bacchus à Baalbeck, a remporté un vif succès. En haut, la princesse Atossa (Mme Charles Debbas), le Coryphée (M. Camille Aboussouan) et le chœur. En bas : une des figures du ballet qui accompagnait la représentation.

Il fallait certes beaucoup de courage pour tenter de ressusciter Eschyle dans le cadre grandiose des ruines de Baalbeck. Aucun acteur professionnel n'aurait pu jouer un rôle dans le temple de Bacchus sans se sentir impressionné.
Jamais Baalbeck n'a connu une telle influence de voitures, et il y avait à l'intérieur du temple beaucoup plus de spectateurs que de places. Ceci prouve que ni la distance ni le prix relativement élevé des billets n'ont rebuté les amateurs de théâtre, et qu'il faudrait au plus vite créer ici, avec des décors peut-être moins somptueux, une scène permanente et des programmes qui, étant donné les goûts très divers du public libanais, pourraient être très variés.
D'autres que moi, qui ont suivi les efforts des metteurs en scène et des acteurs (depuis que l'association nationale pour le maintien et le développement de la culture libanaise a décidé de jouer Les Perses), en feront l'analyse. Moi, j'aimerai parler de l'admirable voûte étoilée, de cette atmosphère très rare, un peu surnaturelle, qui enveloppait les spectateurs, et de la majesté des textes qui s'alliait à la majesté des lieux.
Les costumes dessinés par M. W. R. Fuerst étaient particulièrement réussis.
Et ce furent, après la pièce, des danses sur les marches et autour des colonnes, et nous aurions voulu avoir là une Isadora Dancan ou un Nijinsky, mais, l'idée qui ressusciterait les plus anciennes images de danse dans les lieux sacrés était des plus heureuses. Rien ne dit qu'on n'aura pas la chance, un jour, d'y voir une danseuse d'un talent exceptionnel.
Sur la route toute droite qui divise la Békaa, les voitures rentraient à une folle allure, et leurs occupants ayant aperçu d'un coin de rideau soulevé l'admirable domaine de l'illusion et de la beauté commençaient à songer à ce que peut créer l'effort dans le domaine de l'art.

G. S.

Il fallait certes beaucoup de courage pour tenter de ressusciter Eschyle dans le cadre grandiose des ruines de Baalbeck. Aucun acteur professionnel n'aurait pu jouer un rôle dans le temple de Bacchus sans se sentir impressionné.Jamais Baalbeck n'a connu une telle influence de voitures, et il y avait à l'intérieur du temple beaucoup plus de spectateurs que de places. Ceci prouve que ni la distance ni le prix relativement élevé des billets n'ont rebuté les amateurs de théâtre, et qu'il faudrait au plus vite créer ici, avec des décors peut-être moins somptueux, une scène permanente et des programmes qui, étant donné les goûts très divers du public libanais, pourraient être très variés.D'autres que moi, qui ont suivi les efforts des metteurs en scène et des acteurs (depuis que l'association nationale pour le maintien et...
commentaires (1)

Rézzallâh, à ce si proche "Mandat" !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

09 h 00, le 19 septembre 2015

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Commentaires (1)

  • Rézzallâh, à ce si proche "Mandat" !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 00, le 19 septembre 2015

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