Tout en se félicitant du dialogue engagé entre les différentes parties politiques, le député Fouad el-Saad, membre du Bloc démocratique de Walid Joumblatt, a déploré le débat autour de la présidentielle. « C'est un crime contre la Constitution et un acte de proxénétisme impardonnable », a-t-il déploré en estimant que « le fait de s'installer autour d'une table de dialogue pour débattre de l'organisation de la présidentielle signifie que les participants ont accepté la violation de la Constitution qui devient, par leur fait, un amalgame d'articles et de clauses sans valeur aucune pour la gestion de l'État et l'organisation de sa structure et de ses affaires ».
Selon M. Saad, « il n'est pas permis aux parlementaires et notamment aux hommes de loi parmi eux de s'incliner devant les gangs politiques parmi ceux qui prétendent êtres des leaders chrétiens alors qu'ils sont des hors-la-loi, et de se laisser entraîner vers un dialogue qui annule les articles 49, 73 et 75 de la Constitution déterminant les modalités d'élection d'un président de la République ».
Après avoir considéré que ce dialogue « façonne en fait le cercueil de la République », il a interpellé les participants aux assises du Parlement et notamment leur parrain (le président de la Chambre, Nabih Berry) pour les interroger au sujet de leur engagement en faveur du respect et de l'application de la Constitution et du règlement intérieur de la Chambre.
Liban
Un dialogue autour de la présidentielle est un « crime constitutionnel », estime Fouad el-Saad
OLJ / le 18 septembre 2015 à 00h00


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