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Économie - Liban - Électricité

Nazarian relance la polémique sur les retards à Zouk et Jiyeh

Le ministre de l'Énergie et de l'Eau, Arthur Nazarian (bloc aouniste), a entretenu hier la polémique qui oppose son ministère à celui des Finances – dirigé par Ali Hassan Khalil (Amal) – sur le financement et les retards dans l'exécution des projets électriques dans les centrales de Zouk et Jiyeh. « Les querelles entre les partis ne devraient pas conduire à la suspension des projets en cours dans le secteur de l'électricité », a-t-il déclaré, lors d'une conférence de presse conjointe avec le directeur général d'Électricité du Liban (EDL), Kamal Hayek.
Ces dernières semaines, le ministère de l'Énergie avait accusé le ministère des Finances d'être responsable du fait que l'État ait à payer les indemnités réclamées par la société danoise BWSC, chargée de la construction des nouvelles unités de production dans les centrales de Jiyeh et de Zouk, en raison d'un retard de paiement de plusieurs mois. Des accusations rejetées par le ministère des Finances. M. Nazarian a indiqué que ces projets avaient été retardés de plus d'un an suite à huit mois d'arrêt des travaux à Zouk et Jiyeh en raison de la suspension par le ministère des Finances des paiements à la compagnie danoise, occasionnant des demandes d'indemnités de plus de 130 millions d'euros. Faisant état d'« une attaque d'envergure contre le ministère de l'Énergie dans différents domaines », M. Nazarian a tenu à rappeler que le projet global sur l'électricité lancé en 2010 par son prédécesseur Gebran Bassil avait été accepté par tous les bords politiques. « Ce plan a été validé par la direction des adjudications, le gouvernement, la Cour des comptes, et ce dans la plus grand transparence », a-t-il dit, rappelant que la Banque mondiale avait supervisé la rédaction des cahiers de charges.
Arthur Nazarian a indiqué que sur l'enveloppe de 1,2 milliard de dollars autorisée par la loi 181/2011 pour financer ce plan, sept projets relatifs à la production et au transport d'électricité ont été accordés dont les nouvelles centrales à Zouk, Jiyeh et Deir Ammar. « À ce jour, 28 % des sommes allouées ont été dépensées, soit 330 millions de dollars. L'essentiel de ces sommes provient de financements étrangers et non du Trésor libanais, qui n'a contribué qu'à hauteur de 10 millions de dollars à ces projets, soit moins de 1 % du total des sommes autorisées », a affirmé M. Nazarian.Concernant les réalisations de son ministère, Arthur Nazarian a souligné qu'il avait réussi à augmenter la production électrique de 19 % entre 2009 et 2014. « Cette augmentation a cependant été affectée par une croissance de 33 % de la demande et par une baisse de 88 % de l'approvisionnement en électricité de la Syrie », a-t-il reconnu.
Kamal Hayek a de son côté indiqué que si les projets prévus dans le plan global sur le secteur de l'électricité avaient été accomplis dans les délais, la production aurait augmenté de 1 000 MW, améliorant la distribution du courant.

Le ministre de l'Énergie et de l'Eau, Arthur Nazarian (bloc aouniste), a entretenu hier la polémique qui oppose son ministère à celui des Finances – dirigé par Ali Hassan Khalil (Amal) – sur le financement et les retards dans l'exécution des projets électriques dans les centrales de Zouk et Jiyeh. « Les querelles entre les partis ne devraient pas conduire à la suspension des projets...
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