Nos politiciens, au nom de leurs tribus, défient le peuple. Ils aiment peindre leurs cheveux en noir, tirer leurs paupières et ressembler à des poissons quasi morts. Bonjour la table de dialogue de cette caste politique pourrie dont le plus jeune a dépassé la soixantaine, alors que ceux qui observent une grève de la faim ont à peine trente ans. C'est eux seuls, à travers leurs mouvements sociaux, qui doivent créer ce nouveau courant libre de penser, juger et décider. Ils sont tous des diplômés, mais ne trouvent pas un emploi pour survivre ; et s'ils sont embauchés, leur salaire laisse à désirer. Ils ont le droit de penser que lorsque des ministres et des députés sont incapables d'élire un président de la République, ils seront tout aussi incapables de trouver une issue pour ramasser les poubelles. Promenez-vous, messieurs, dans les rues et regardez le grand nombre de personnes qui portent désormais ce masque antipollution ; du jamais-vu comme si le pays vivait en quarantaine ou plutôt dans une grande chambre de soins intensifs. De grâce, libérez le pays de vos trafics d'influence car le dialogue masqué comme à Taëf ne marchera plus cette fois-ci ; il ne faudra plus retomber dans le chantage de la religion et des confessions ; admettez une fois pour toutes que vous êtes trop corrompus pour pouvoir donner une occasion à ce nouveau sang de jeunesse. Avec eux, on aura peut-être une justice plus équitable, des lois applicables et une nouvelle table de dialogue qui nous libérera, elle, de cette vieille mentalité turque des pachas, des beys et des seigneurs. Courage à nos jeunes.
Nos lecteurs ont la parole - Antoine Sabbagha
Dialogue masqué
OLJ / le 18 septembre 2015 à 00h00


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