Rechercher
Rechercher

Liban - Les Archives Racontent...

Prélude à un festival « Le vendeur de bagues », de Youssef Chahine : un bonheur simple et raffiné

Dans « L'Orient » du 16 septembre 1965

Youssef Chahine dirigeant Feyrouz au cours du tournage : « Les traditions reculent... »

Il importe de régler un premier point. Le vendeur de bagues relève de ce qu'il est convenu d'appeler le cinéma « de divertissement » : il n'est question, dans ce film, ni de message, ni de prise de conscience, ni de la moindre revendication de quelque ordre que ce soit. (...) Le vendeur de bagues est une « opérette ». On y chante – beaucoup – on y danse, on y rêve, on s'y amuse. On n'y pense guère. (...)
Dans notre monde moderne, le « folklore » tend de plus en plus à se scléroser, jusqu'à se figer en imageries pour musées nationaux. (...)
Faut-il donc oublier le folkore ? Que non pas. Mais la seule « interprétation » valable du folklore réside sans doute dans une re-création faisant appel à de nouvelles techniques, à des conceptions originales, capables de transcender le banal déroulement des danses villageoises. (...)
Un village de la montagne libanaise, à la fois complet, vrai et factice, a été entièrement reconstitué en studio. (...)
Un autre point qu'il convient de ne pas négliger : l'interprétation. On ne le sait que trop, hélas ! les acteurs du cinéma arabe livrés à eux-mêmes se complaisent à un jeu outré, boursouflé d'effets grossièrement répétés. Avec un Youssef Chahine, il ne saurait être question d'un laisser-aller aussi dangereux : ou bien les comédiens se sont tenus eux-mêmes à une réserve prudente, ou bien (plus vraisemblablement) le metteur en scène s'est chargé de les contenir... Toujours est-il que tout le monde joue avec une appréciable discrétion. (...)

Goux-Pelletan

Il importe de régler un premier point. Le vendeur de bagues relève de ce qu'il est convenu d'appeler le cinéma « de divertissement » : il n'est question, dans ce film, ni de message, ni de prise de conscience, ni de la moindre revendication de quelque ordre que ce soit. (...) Le vendeur de bagues est une « opérette ». On y chante – beaucoup – on y danse, on y rêve, on s'y amuse. On n'y pense guère. (...)Dans notre monde moderne, le « folklore » tend de plus en plus à se scléroser, jusqu'à se figer en imageries pour musées nationaux. (...)Faut-il donc oublier le folkore ? Que non pas. Mais la seule « interprétation » valable du folklore réside sans doute dans une re-création faisant appel à de nouvelles techniques, à des conceptions originales, capables de transcender le banal déroulement des danses...
commentaires (2)

"Mais la seule « interprétation » valable du folklore réside sans doute dans une re-création faisant appel à des conceptions originales, capables de transcender le banal déroulement des danses villageoises." ! Le "banal des danses libanaiiises" ? La dabbkéhhh, e.g. ? Mâ fachâr ? ! Et puis : "L'interprétation ! On ne le sait que trop, hélas! les acteurs du cinéma arabe livrés à eux-mêmes se complaisent à un jeu outré, boursouflé d'effets grossièrement répétés." ! Mais c'est qui ce "Goux-Pelletan", et il se prend pour qui ?! Il ne sait pas de qui il parle ?!

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

09 h 08, le 16 septembre 2015

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • "Mais la seule « interprétation » valable du folklore réside sans doute dans une re-création faisant appel à des conceptions originales, capables de transcender le banal déroulement des danses villageoises." ! Le "banal des danses libanaiiises" ? La dabbkéhhh, e.g. ? Mâ fachâr ? ! Et puis : "L'interprétation ! On ne le sait que trop, hélas! les acteurs du cinéma arabe livrés à eux-mêmes se complaisent à un jeu outré, boursouflé d'effets grossièrement répétés." ! Mais c'est qui ce "Goux-Pelletan", et il se prend pour qui ?! Il ne sait pas de qui il parle ?!

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 08, le 16 septembre 2015

  • Rézzallâh !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    03 h 48, le 16 septembre 2015

Retour en haut