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Liban - Communautés

Raï appelle les jeunes protestataires à réclamer en premier lieu l’élection d’un chef de l’État

Une République sans président n'en est pas une, a martelé le patriarche maronite lors d'une tournée à Aley.

Le patriarche Raï célébrant la messe à Aïn Traz, à Aley. Photo Ani

Le thème de la présidentielle est revenu, comme un leitmotiv, sur les lèvres du patriarche maronite lors de sa tournée paroissiale de trois jours à Aley. Mgr Béchara Raï n'a pas raté une seule occasion pour marteler la nécessité de l'élection d'un chef de l'État sans plus attendre pour remettre le pays sur la bonne voie.
Depuis Bdedoun, dernière étape de sa visite, le patriarche a réitéré sa prise de position relative à cette question. « Notre dignité suppose que nous ayons un président de la République qui puisse nous mener à bon port », a-t-il dit. Le prélat maronite devait lancer plus tard, lors de son passage dans la localité de Houmal, un autre message à l'adresse du Parlement cette fois-ci, en soulignant « la sacralité » de l'une de ses missions fondamentales : l'élection d'un chef de l'État. « L'acte le plus important, le plus sacré, voire le plus dangereux, est celui qu'accomplit l'Assemblée nationale en élisant un président de la République », a-t-il affirmé.
Reprenant l'historique des maronites et les efforts déployés notamment par leurs patriarches successifs pour préserver l'unité des chrétiens « en dépit des difficultés », Mgr Raï a souligné que le « patriarche ne prend pas parti et n'arbore aucune couleur particulière, car il a un rôle de rassembleur. (...). Il s'aligne avec l'ensemble des Libanais ».
Plus tôt dans la journée, le chef de l'Église maronite s'était rendu à Wadi Chahrour pour visiter la paroisse de la région. Au centre-ville où il a été accueilli par une foule d'habitants, il a indiqué que « le salut du Liban viendra de la base représentée par la société, surtout lorsque celle-ci fait preuve de cohésion et préserve son unité ». Mgr Raï a tenu à mentionner devant les présents le mouvement de protestation initié par la jeunesse libanaise, qui selon lui constitue « cette base qui s'est soulevée avec des revendications à l'appui », rappelant que des jeunes observent actuellement une grève de la faim. Revenant sur son sujet de prédilection, il a exprimé son désir de voir ce mouvement orienter son action pour réaliser un objectif principal : l'élection d'un président de la République. « Le problème n'est pas dans les prérogatives du président, mais dans son absence à la tête de l'État », a-t-il ajouté.
Célébrant la messe en l'église Saint-Charbel à Aïn Traz, le patriarche a insisté dans son homélie sur la « grâce accordée aux Libanais par Dieu qui leur a fait don d'un État qui se distingue de tous les autres États arabes ».
« À cause du pacte national mis en place par le peuple libanais, chrétiens et musulmans confondus ont voulu qu'il y ait une séparation entre la religion et l'État, à l'opposé de ce qui passe dans les autres contrées du monde arabe », a-t-il relevé, soulignant que le pacte, non écrit, a été établi « sur une base de confiance ». « Le Liban est créateur de sens. On n'y vit pas pour simplement y vivre », a encore ajouté le patriarche. Il a affirmé regretter entendre certains se demander « quel Liban voulons-nous ». « Celui qui s'interroge sur le Liban qu'il désire ne connaît ni le Liban ni son passé », a poursuivi le dignitaire maronite. Mgr Raï a noté que le pays est aujourd'hui au bord du gouffre. Toutefois, a-t-il ajouté, « chaque fois que nous parvenons à ce stade, nous ressentons comme une main invisible qui continue de porter cette nation ».
Même son de cloche à l'église Notre-Dame de l'Assomption à Bsous, lorsque le patriarche a affirmé que « ce qui m'inquiète le plus est le fait de ne pas accorder de l'importance à la question de la première magistrature ». « Comment peut-il y avoir une République sans une tête, avec un Parlement et un gouvernement quasi ankylosés, le tout baignant dans une marée de déchets à chaque coin du pays ? »
La veille, Mgr Raï avait effectué une tournée dans la localité de Bou Zraydé où il a donné sa bénédiction à l'église Sainte-Rita en cours de construction. Il s'est également rendu à Kfar Aamiyé où il a planté un olivier. « Le peuple libanais est fort. Il est capable de tourner la page pour redémarrer », a-t-il lancé lors d'une autre homélie récitée en l'église Saint-George à Ghaboun.
Également parmi les étapes du patriarche, les localités de Rachmaya, Chartoun, Btehzeiniyé, Mansouriyet Bhamdoun et Btater où il a affirmé devant les fidèles : « Nous sommes un peuple qui ne veut pas mourir, ni sur le plan moral ni sur le plan national, et encore moins sur le plan politique. »

Le thème de la présidentielle est revenu, comme un leitmotiv, sur les lèvres du patriarche maronite lors de sa tournée paroissiale de trois jours à Aley. Mgr Béchara Raï n'a pas raté une seule occasion pour marteler la nécessité de l'élection d'un chef de l'État sans plus attendre pour remettre le pays sur la bonne voie.Depuis Bdedoun, dernière étape de sa visite, le patriarche a réitéré sa prise de position relative à cette question. « Notre dignité suppose que nous ayons un président de la République qui puisse nous mener à bon port », a-t-il dit. Le prélat maronite devait lancer plus tard, lors de son passage dans la localité de Houmal, un autre message à l'adresse du Parlement cette fois-ci, en soulignant « la sacralité » de l'une de ses missions fondamentales : l'élection d'un chef de l'État....
commentaires (7)

QUAND LES AUTRES VIENNENT CHEZ VOUS À BKERKÉ ET OSENT DÉCLARER... DE CHEZ VOUS... LEUR CHOIX ET VOLONTÉ... PARLEZ CLAIREMENT CHER PATRIARCHE ET NOMMEZ... SURTOUT NOMMEZ... ET RÉCLAMEZ AU NOM DE TOUS LES CHRÉTIENS CE QUE L'ON SAIT QUE VOUS PENSEZ ET VOULEZ !!!

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 38, le 15 septembre 2015

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Commentaires (7)

  • QUAND LES AUTRES VIENNENT CHEZ VOUS À BKERKÉ ET OSENT DÉCLARER... DE CHEZ VOUS... LEUR CHOIX ET VOLONTÉ... PARLEZ CLAIREMENT CHER PATRIARCHE ET NOMMEZ... SURTOUT NOMMEZ... ET RÉCLAMEZ AU NOM DE TOUS LES CHRÉTIENS CE QUE L'ON SAIT QUE VOUS PENSEZ ET VOULEZ !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 38, le 15 septembre 2015

  • LE PACTE NATIONAL ! LA CONSTITUTION ! SI RESPECTÉS SONT LE VRAI VISAGE DU LIBAN !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 52, le 14 septembre 2015

  • « Le problème n'est pas dans les prérogatives du président, mais dans son absence à la tête de l'État », a-t-il ajouté. voici une preuve qu'il a changer d'opinion et il est entrain de pointer indirectement mais de facon claire les personnes qui bloquent les institutions !! « À cause du pacte national mis en place par le peuple libanais, chrétiens et musulmans confondus ont voulu qu'il y ait une séparation entre la religion et l'État, à l'opposé de ce qui passe dans les autres contrées du monde arabe », a-t-il relevé, soulignant que le pacte, non écrit, a été établi « sur une base de confiance ». « Le Liban est créateur de sens. On n'y vit pas pour simplement y vivre », a encore ajouté le patriarche. Il a affirmé regretter entendre certains se demander « quel Liban voulons-nous ». « Celui qui s'interroge sur le Liban qu'il désire ne connaît ni le Liban ni son passé », a poursuivi le dignitaire maronite. Mgr Raï a noté que le pays est aujourd'hui au bord du gouffre mille merci patriarche de rappeler aux jeunes la vocation du liban au MO !!

    Bery tus

    15 h 54, le 14 septembre 2015

  • Merci patriarche .. J'avais dit qu'il etsit entrain de changer et il le prouve !!

    Bery tus

    15 h 27, le 14 septembre 2015

  • Aprés 16 mois de vacance à la présidence de la République, n'est-il pas temps que Sa Béatitude le patriarche maronite désigne clairement les responsables du blocage de l'élection présidentielle et appelle à leur boycottage ?

    Halim Abou Chacra

    06 h 57, le 14 septembre 2015

  • Quelle image ! Partout des dorures et de L'OR !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    06 h 37, le 14 septembre 2015

  • Mais, ces "jeunes", ils s'en contrefichent et de lui et de son "président" !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    06 h 36, le 14 septembre 2015

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