Les notes des États sont susceptibles de baisser sensiblement lors de catastrophes naturelles exceptionnelles, les pays d'Amérique latine et des Caraïbes étant les plus exposés à de fortes dégradations, selon une simulation de l'agence de notation Standard and Poor's rendue publique hier. Selon cette simulation, réalisée sur les notes souveraines de 130 pays, les catastrophes naturelles d'ampleur exceptionnelle, rares en fréquence, peuvent entraîner un abaissement de note « supérieure à deux crans ». Parmi les catastrophes naturelles, les tremblements de terre et les tempêtes tropicales sont les événements susceptibles d'avoir l'impact le plus marqué sur les notations souveraines, précise l'agence dans un communiqué. D'après la simulation de S&P, la République dominicaine et le Bangladesh sont les plus exposés à une baisse de note induite par une tempête tropicale d'ampleur majeure (une tous les 250 ans), avec une dégradation potentielle de 2,5 et de 2,2 crans. Le Chili, le Japon, le Costa Rica et le Pérou sont les pays les plus exposés en cas de tremblement de terre de magnitude exceptionnelle (1/250 ans), avec des abaissements de note potentiels de 2,4, 2,1 et 1,8 crans.
Les baisses de notation s'expliquent par les conséquences que ces catastrophes naturelles ont sur l'activité économique des pays concernés, avec potentiellement des « perturbations des flux commerciaux » et des blocages dans « l'approvisionnement », provoqués par les destructions des infrastructures de transport, détaille S&P.
(Source : AFP)

