Vous vous souvenez des Brics ? Et du rêve brésilien. Tout cela est terminé... Les Brics ont explosé. Et le Brésil est en chute libre. La dette brésilienne a basculé dans les obligations pourries.
L'agence Standard and Poor's a dégradé la notation du Brésil. Mais ce n'est pas une dégradation comme les autres. Cette nouvelle dégradation fait passer la dette brésilienne de la catégorie « investment grade » à la catégorie « Junk Bond ». En clair, cela signifie que de nombreuses institutions financières et de nombreux fonds ne pourront plus détenir de la dette brésilienne car c'est devenu ce qu'on appelle une obligation pourrie. C'est la sanction d'une situation économique qui ne cesse de se dégrader. Encore une Bric qui s'écroule.
L'agence de notation s'inquiète du budget et des comptes publics. Le gouvernement brésilien sait ce qu'il doit faire de toute urgence : réduire drastiquement les dépenses publiques et augmenter les impôts. Le problème c'est que le gouvernement n'a plus le pouvoir. Il a perdu toute crédibilité. Une multitude de membres de l'entourage de Dilma Rousseff est mouillée dans le scandale de corruption de la compagnie pétrolière Petrobras et la colère gronde. Rousseff ne pourra plus redresser la barre. La seule solution pour elle est de démissionner et de provoquer des élections anticipées, mais elle refuse de le faire. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : l'économie s'est contractée de 2,6 % au deuxième trimestre, les taux à 10 ans sont à 15 %, la Bourse a perdu 35 % depuis le début de l'année et le real affiche la plus mauvaise performance de toutes les monnaies émergentes.
La possible hausse des taux par la banque centrale américaine n'arrange pas les choses. Les banquiers centraux des pays émergents ont lancé un appel à la Fed : Montez vite vos taux pour que l'incertitude qui pèse sur nos marchés cesse et qu'on arrête d'en parler. Le Brésil qui faisait rêver les investisseurs est devenu un de leurs cauchemars.
Cet article est réalisé par Fidus


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