La table du dialogue où se réuniront demain les pôles. Photo Sami Ayad
Le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, au cours d'un dîner à Rachaya, a estimé que l'initiative de dialogue lancée par le président de la Chambre, Nabih Berry, « ne permettra pas de trouver des réponses à des questions lancinantes que les Libanais se posent depuis longtemps, comme la présidence de la République ou la loi électorale ».
« Il ne semble pas y avoir, à l'horizon, de perspectives de solution concernant la loi électorale », a indiqué M. Bou Faour, précisant que « Nabih Berry lui-même ne pense pas que ce dialogue va faire des miracles ».
« Le dialogue est fondamental. Il s'agit d'une étape positive qui part de l'urgence permanente du président Berry à faire triompher ce qui réunit et à éloigner ce qui divise les Libanais. Nous en avons besoin aujourd'hui, même si nous sommes modestes dans nos propositions. S'asseoir à table et discuter les uns avec les autres est le seul moyen que nous pouvons adopter face à cette situation difficile », a-t-il ajouté.
« Nous souhaitons qu'a minima, ce dialogue puisse redynamiser l'action des institutions : la Chambre, paralysée sans raison et sans la moindre logique, et le Conseil des ministres, dont le blocage occasionne des dégâts considérables pour tous les citoyens », a noté Waël Bou Faour.
« La question des déchets nous a pris de court. Nous ne savons quels autres dossiers pourraient encore nous surprendre et s'inviter à l'ordre du jour des Libanais. C'est pourquoi il n'y a d'autre issue que le dialogue », a-t-il conclu.


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