L’ancien chef d’État, au cours de la cérémonie, à Mayfouk. Photo Ani
L'ancien président de la République, Michel Sleiman, a réitéré son appel à une élection présidentielle, souhaitant que la table de dialogue prévue pour demain puisse enfin y aboutir.
M. Sleiman s'est exprimé à l'occasion d'une cérémonie organisée par le président de la Fédération des municipalités de Jbeil, Fadi Martinos, à sa résidence de Kartaba, en hommage au président du conseil municipal de Mayfouk, Youssef Adib Wehbé, pour les services et bienfaits qu'il a rendus à la région.
De nombreuses personnalités du monde politique, administratif et religieux ont assisté à l'événement, notamment le député Simon Abi Ramia, le coordinateur du secrétariat général du 14 Mars, Farès Souhaid, l'ancienne députée Nohad Souhaid, le président de la Fédération des municipalités de Batroun, Tannous Féghali, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Sakr Sakr, et l'évêque maronite de Jbeil, Mgr Tannous Nehmé.
Après l'allocution de bienvenue et d'hommage de Fadi Martinos à « Youssef Wehbé, cet homme exceptionnel qui a contribué à la construction de l'autoroute Amchit-Mayfouk et de l'hôpital gouvernemental de Mayfouk, et qui est toujours venu en aide aux personnes dans le besoin », c'était au tour du président Michel Sleiman de prendre la parole, saisissant l'occasion d'évoquer la question de la table de dialogue initiée par le chef du Parlement, Nabih Berry. M. Sleiman a ainsi souligné que « les séances de dialogue ne sont pas nouvelles au Liban, mais l'essentiel est d'appliquer les décisions approuvées, notamment la décision d'élire un président de la République ». Dans ce cadre, il a invité les députés à se rendre au Parlement, affirmant au passage que « les prétentions selon lesquelles le Parlement actuel n'est pas légal sont fausses ». Selon le président Sleiman, « le Parlement est légal puisqu'il s'est prorogé selon la loi constitutionnelle, mais non démocratique car l'autoprorogation ne s'est pas faite par la volonté du peuple ». L'ancien président a donc mis l'accent sur la nécessité de procéder à l'élection d'« un président de la République qui veillera à la poursuite du dialogue afin d'élaborer une loi électorale selon laquelle sera élu un nouveau Parlement ».
Par ailleurs, M. Sleiman s'est penché sur la question de la formation d'une commission d'abolition du confessionnalisme politique, indiquant qu'« un grand nombre de musulmans sont convaincus aujourd'hui que la parité doit être maintenue, comme le sont également les parties qui ont participé à la table de dialogue à Baabda, le 5 mai 2014 ».


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Il nous fait tellement "rigoler" ce Sleïmééén.... à défaut de pleurer !
09 h 54, le 08 septembre 2015