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Santé - Sommet

Des experts veulent accélérer l’élimination de l’hépatite virale

Quelque 400 millions de personnes vivent actuellement avec une infection d'hépatite virale. Le sommet a pour objectifs de renforcer l'action pour prévenir les infections et faire bénéficier les sujets infectés du diagnostic et du traitement.

Les modes de transmission de l’hépatite B sont similaires à ceux du VIH. Photo Bigstock

Vaincre l'hépatite virale en aidant les pays à renforcer leur action pour prévenir les infections par les virus de l'hépatite virale. Tel est l'objectif que se sont fixés les délégués de soixante pays ayant pris part au premier sommet mondial de lutte contre l'hépatite virale, dont les travaux se sont tenus la semaine dernière à Glasgow, en Écosse. Le sommet était coparrainé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Alliance mondiale contre l'hépatite (World Hepatitis Alliance).
Cette rencontre est d'autant plus importante que l'OMS estime à près de 400 millions le nombre de personnes qui vivent actuellement avec l'hépatite virale. Toutefois, la majorité d'entre elles ignorent qu'elles sont porteuses du virus. Selon l'agence onusienne, quelque 1,45 million d'individus en meurent chaque année. Ensemble, les hépatites B et C sont à l'origine d'environ 80 % des cancers du foie, précise l'OMS.
Les virus B et C constituent en fait les formes les plus dangereuses de l'hépatite. Les modes de transmission de l'hépatite B sont similaires à ceux du VIH : aiguilles, seringues et autres matériels à injection intraveineuse contaminés, des rapports sexuels non protégés, transfusion sanguine, ainsi que d'une mère à son enfant lors de l'accouchement et de l'allaitement.
En ce qui concerne l'hépatite C, elle se transmet également par du sang infecté lors de rapports sexuels non protégés, une hémodialyse, une transfusion sanguine, d'une mère à son enfant, ainsi que par des rasoirs, des brosses à dents, des ciseaux, des seringues, des aiguilles et autres matériels à injection intraveineuse contaminés.
Au Liban, le risque de contracter le virus par transfusion sanguine est éliminé, d'autant que toute unité de sang est testée avant d'être transfusée. Par ailleurs, le Liban figure au nombre des pays à endémicité moyenne, avec une prévalence de 1,6 % à 2 % de l'hépatite B et de 0,6 % à 1 % de l'hépatite C.

Lutte contre la maladie
Les responsables politiques, les groupes de patients, les médecins et d'autres parties prenantes réunis à Glasgow entendent donc publier une déclaration pour souligner qu'ils croient à la possibilité d'éliminer l'hépatite virale et pour demander instamment aux gouvernements de collaborer avec l'OMS, afin de définir et d'accepter des cibles mondiales pour la prévention, le diagnostic et le traitement.
« Nous savons comment prévenir l'hépatite virale, insiste ainsi le Dr Gottfried Hirnschall, directeur à l'OMS du Programme mondial de lutte contre l'hépatite. Nous avons un vaccin sûr et efficace contre l'hépatite B et nous disposons maintenant de médicaments efficaces pour guérir l'hépatite C et maîtriser l'infection par le virus de l'hépatite B. Pourtant l'accès au diagnostic et au traitement est insuffisant ou manque totalement dans de nombreuses régions du monde. Ce sommet doit servir de prise de conscience pour établir une dynamique visant à prévenir, diagnostiquer, traiter et finalement éliminer l'hépatite virale en tant que problème de santé publique. »
Lors de ce congrès, l'OMS a présenté un nouveau manuel pour l'élaboration et l'évaluation des plans de lutte contre l'hépatite virale. Elle a également présenté son projet de stratégie mondiale du secteur de la santé sur l'hépatite virale, qui fixe des cibles pour l'horizon 2030. Celles-ci visent principalement à baisser de 90 % le nombre des nouveaux cas d'hépatite B ou C chronique, de 65 % le nombre de décès dus aux hépatites B et C, et de traiter 80 % des personnes éligibles porteuses d'infections chroniques par les virus de l'hépatite B ou C.
Le sommet mondial, qui sera organisé tous les ans, cherche à attirer l'attention sur l'approche de la santé publique contre l'hépatite virale et à devenir un forum central pour que les pays partagent leurs expériences et leurs meilleures pratiques, afin de faire progresser rapidement les ripostes nationales.
« Nous pouvons éliminer l'hépatite des principaux facteurs de mortalité à l'échelle mondiale, mais nous devons tous travailler ensemble pour inscrire cette vision dans la réalité », affirme Charles Gore, président de la World Hepatitis Alliance.

(Source : OMS)

Vaincre l'hépatite virale en aidant les pays à renforcer leur action pour prévenir les infections par les virus de l'hépatite virale. Tel est l'objectif que se sont fixés les délégués de soixante pays ayant pris part au premier sommet mondial de lutte contre l'hépatite virale, dont les travaux se sont tenus la semaine dernière à Glasgow, en Écosse. Le sommet était coparrainé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Alliance mondiale contre l'hépatite (World Hepatitis Alliance).Cette rencontre est d'autant plus importante que l'OMS estime à près de 400 millions le nombre de personnes qui vivent actuellement avec l'hépatite virale. Toutefois, la majorité d'entre elles ignorent qu'elles sont porteuses du virus. Selon l'agence onusienne, quelque 1,45 million d'individus en meurent chaque année. Ensemble, les...
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