L'ancien ministre Charbel Nahas a estimé que « la campagne civile a modifié l'agenda qui était imposé au Liban et qui se résumait à analyser la situation au Yémen et à mesurer les rapports de forces entre l'Iran, l'Arabie saoudite et les États-Unis ». « La campagne civile a brisé une sorte de devise libanaise qui dit que l'on n'y peut rien », a-t-il poursuivi.
Il a également noté que « la campagne civile a généré un nouveau rapport de forces, qui était étranger jusqu'à présent aux parties qui devraient se réunir le mercredi 9 septembre et qui misent sur la fatigue et l'usure du peuple libanais ainsi que sur leurs contacts à l'étranger ; cette campagne constitue une chance inouïe pour récupérer la légitimité de l'État et la dignité du peuple ».
Qualifiant l'initiative du président de la Chambre, Nabih Berry, de « perte de temps », il a indiqué que « le soutien de l'Union européenne et des États-Unis au gouvernement libanais pourrait être une tentative de garder le Liban figé alors que la région est en ébullition, ou encore une sorte de pression pour que le pays se voit obligé d'accepter ce qui se tisse pour lui ».
Liban
Charbel Nahas : La campagne civile modifie l’agenda imposé au Liban
OLJ / le 07 septembre 2015 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
On sent qu'il a beaucoup lu, lui....
12 h 55, le 07 septembre 2015