Le chef du Rassemblement de la modération civile, Misbah el-Ahdab. Photo Ani
« Les revendications des manifestants sont légitimes. Si les autorités persistent dans leur entêtement à ne pas répondre favorablement à ces revendications, le gouvernement doit s'attendre à une importante révolution. Quant à nous, nous devons nous préparer à soutenir ce mouvement pour atteindre nos objectifs et récupérer nos droits. » Tels sont les propos qu'a adressés hier l'ancien député Misbah el-Ahdab aux habitants de Tripoli et du Nord. Et ce, lors d'une conférence de presse qu'il a tenue à son domicile, à Tripoli.
Commentant le mouvement de contestation, le chef du Rassemblement de la modération civile a reconnu que ce « mouvement civil de protestation, qui est à l'origine des récentes manifestations au Liban, a rencontré un vif succès, parce qu'il a réussi à mettre en valeur les revendications vitales des citoyens, sans pour autant se laisser entraîner dans les divisions politiques et confessionnelles entre le 8 Mars et le 14 Mars ». L'ancien député a estimé qu'une « grande partie des Libanais a répondu à l'appel du mouvement et a manifesté sur les places publiques, dépassant les appartenances confessionnelles et politiques ». « Ils ont réclamé que soit changée la classe politique corrompue qui a prorogé son propre mandat contre la volonté des Libanais et qui refuse l'élection d'un président de la République », a-t-il soutenu.
« La solution réside dans la réalisation des revendications du mouvement civil qui a proposé des solutions claires », a martelé M. Ahdab. Il a indiqué à ce propos qu'il est « naturel que chaque responsable qui a failli à son devoir, qui a volé les deniers publics ou qui a porté atteinte aux citoyens paie le prix de ses actes, quelle que soit sa fonction ». Et d'observer que « ce ne sont pas les officiers qui doivent être sanctionnés pour avoir laissé leurs appareils de communication dans leurs bureaux, mais le ministre de l'Intérieur qui a laissé le pays au bord du précipice, pour aller se prélasser ».


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