Le président du Mouvement de l'indépendance, Michel Moawad, s'est élevé contre l'état des services publics dans le pays, soulignant toutefois que « nous désirons des solutions et des réformes et non pas un coup de force contre la parité (communautaire dans le partage du pouvoir) ou contre le système démocratique ».
M. Moawad a tenu ces propos au cours d'un dîner offert au Ehden Country Club par l'Association d'entraide sociale (AES). « Nous sommes submergés par les ordures, et depuis six mois, le gouvernement n'a pas été capable de régler le problème des déchets, a souligné Michel Moawad. La guerre est terminée depuis 25 ans et nous n'avons toujours pas d'électricité et d'eau. Les télécommunications et l'Internet au Liban sont parmi les plus chers au monde. L'enseignement gratuit obligatoire et l'assurance-vieillesse sont inexistants. »
Et M. Moawad de poursuivre : « Nous voulons combattre la corruption mais tout en préservant le système parlementaire démocratique ainsi que la parité consacrée par Taëf. Nous voulons des solutions et des réformes, et non pas un coup de force et le chaos. La solution commence par l'élection d'un président de la République (...). Le redressement ne peut se faire à l'ombre des armes illégales qui aliènent la vie politique. Quant aux problèmes en rapport avec la vie quotidienne, dont celui des déchets, ils ne peuvent être réglés qu'à la faveur d'une décentralisation élargie. » En conclusion, M. Moawad a vivement stigmatisé la gestion du dossier des déchets par le ministre de l'Environnement, Mohammad Machnouk, réclamant sa démission et soulignant que le gouvernement dans son ensemble est également responsable.
Liban
Michel Moawad : Nous désirons des réformes et non pas un coup de force contre la parité et le système démocratique
OLJ / le 31 août 2015 à 01h51


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine