Dans Ouzaï, les Mokdad déferlent en armes, brûlent des pneus et tirent en l’air : une flambée qui n’aura duré que 4 heures.
Les Mokdad, puissante tribu originaire de Baalbeck, ont mis hier à exécution leurs menaces de couper des routes vitales si l'État n'œuvrait pas à leur restituer l'un des leurs, Sami Mokdad, disparu samedi dernier et qui, selon les siens, a été enlevé par des éléments armés qui auraient voulu ainsi venger la mort du fedaï Ziad Hélou, abattu à Bourj-Brajneh, dans des circonstances mystérieuses.
(...) Tôt le matin à 7h30, les Mokdad coupaient avec des barricades de pierres et de pneus enflammés, les voies de communication Beyrouth-AIB, Chiah-Ghobeiri et Beyrouth-Ouzaï. (...)
Cette initiative était prise par quelque 200 membres du clan qui par ailleurs faisaient une démonstration de force en installant leurs « tireurs d'élite » dans les minarets et sur les toits des habitations côtières tandis que les pistoleros se déchaînaient en tirant en l'air des centaines de chargeurs.
Dès lors un processus parallèle devait se dérouler ; d'une part, l'imam Moussa Sadr est rapidement intervenu en conciliateur pour apaiser les esprits ; d'autre part, l'État menaçait de recourir à la force et un détachement de blindés était dépêché sur les lieux (...).
Il était 11 heures 30 et aussitôt les routes étaient rouvertes et les Mokdad rangeaient leur arsenal. (...)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine