L’ambassadeur US, David Hale, et le secrétaire adjoint américain à la Défense, Andrew Exum, chez Nabih Berry.
C'est en compagnie de l'ambassadeur des États-Unis, David Hale, que le secrétaire adjoint américain à la Défense, Andrew Exum, a effectué hier une tournée auprès du Premier ministre, Tammam Salam, du président de la Chambre, Nabih Berry, du ministre de la Défense, Samir Mokbel, du commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, et du chef de la diplomatie, Gebran Bassil, pour discuter avec eux de l'actualité locale ainsi que des aides américaines à l'armée.
Dans une déclaration à la presse à sa sortie de Yarzé, M. Exum a souligné la volonté de son pays de répondre aux besoins de l'armée libanaise, en se félicitant des relations bâties avec celle-ci au fil des ans et notamment au cours des dix dernières années. « Avec notre équipe à l'ambassade américaine, nous ferons en sorte pour que le Liban n'affronte pas seul les menaces qui pèsent sur lui », a-t-il déclaré.
Au Sérail, c'est M. Hale qui s'est exprimé devant la presse. Après avoir indiqué avoir examiné avec Tammam Salam les défis auxquels le gouvernement fait face, surtout après les manifestations du week-end dernier, il a réaffirmé l'appui des États-Unis aux « efforts que déploie le Premier ministre pour aboutir à un consensus politique, afin que le gouvernement puisse plancher sur plusieurs dossiers urgents ». « Toutes les parties politiques sont tenues, à cause de leurs responsabilités vis-à-vis de leurs électeurs, d'œuvrer pour réaliser l'intérêt national. Les Libanais méritent d'avoir les services de base tout comme ils méritent d'avoir un Parlement qui transcende ses divisions pour élire un président », a-t-il dit, en assurant que son pays continuera de soutenir le Liban « pour l'aider à faire face à ces défis ».
Commentant les événements du week-end dernier, il a plaidé en faveur du respect et de la protection du droit d'expression et de rassemblement, « une valeur que le Liban partage avec les États-Unis ». « Si ce droit est violé, des comptes doivent être demandés aux auteurs de cette violation », a insisté M. Hale qui s'est dit troublé par les images de violence retransmises, avant de se prononcer pour une enquête approfondie. Selon lui, la société civile libanaise « a fait éclater sa frustration au cours du week-end dernier face à la paralysie politique qui a tenu le Liban en otage pendant longtemps ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine