Voici le tableau annonçant la décision prise par le Comité pour calmer les joueurs.
Hier, l'hippodrome du Parc de Beyrouth a vécu une journée dramatique. Il s'en est fallu de peu pour que le scandale « Milliard » n'entraîne des conséquences sans précédent.
Une décision énergique du Comité a, seule, réussi à calmer une foule révoltée.
Voici les détails de l'affaire :
Chaque année, en septembre, se disputent à Beyrouth de « Grandes Épreuves ». Deux ou trois semaines avant ces épreuves, plusieurs bons chevaux qui doivent y participer courent « en préparation », c'est-à-dire sans défendre réellement leurs chances.
À la première épreuve d'hier, le cheval « Milliard », appartenant à M. Kassem Daouk, devait courir « en préparation » pour le Grand Prix du Caire doté de 15 000 LL et réservé, le 4 septembre, aux chevaux n'ayant jamais gagné.
Connaissant ce fait, annoncé par la presse spécialisée, le public a négligé de parier sur « Milliard » bien qu'il sût parfaitement qu'il s'agissait là d'un cheval de grande valeur.
Or M. Daouk, profitant de cette occasion, a « changé d'avis », et à la « dernière minute » a décidé de laisser le cheval courir librement. Milliard devait gagner en beauté et rapporter du 3 contre 1.
Le seul gagnant a été le propriétaire qui avait misé une fortune sur son cheval.
Une vive agitation s'est alors manifestée dans le public qui a spontanément organisé une manifestation houleuse en signe de protestation.
La police est intervenue pour éviter le pire et ce n'est que lorsque le Comité a proclamé son verdict annonçant l'expulsion à vie de M. Kassem Daouk de l'hippodrome du Parc de Beyrouth et la suspension des activités de son écurie pour une période de 6 mois que les parieurs se sont calmés.


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Magouilleurs de "k'chééétbînes", quoi !
12 h 53, le 23 août 2015