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Liban - Assir

« Le sang des militaires tués à Abra ne fera pas l’objet de négociations », affirme l’avocat de leurs familles

Ziad Bitar, avocat des familles des militaires tués lors des combats de Abra, qui ont opposé l'armée aux hommes du cheikh islamiste Ahmad al-Assir, en juin 2013, a tenu hier une conférence de presse au Club de la presse à Furn el-Chebback pour mettre en garde contre les dangers d'un « marché » dans ce dossier, après l'arrestation du cheikh al-Assir, samedi, à l'aéroport de Beyrouth.
« Le sang des soldats martyrs ne fera en aucun cas l'objet de négociations », a lancé M. Bitar, appelant à « la création d'un tribunal du peuple qui ne connaisse pas les bazars ».
M. Bitar s'est demandé pourquoi l'État libanais a « tant attendu » pour arrêter Ahmad al-Assir et pour quelles raisons son lieutenant, l'ex-chanteur Fadl Chaker, réfugié au camp palestinien de Aïn el-Héloué, près de Saïda, n'a pas encore été arrêté. « Nous savons, a-t-il dit, qu'il existe un accord sécuritaire entre l'État libanais et les camps palestiniens et nous pensons que certaines arrestations ne sont pas effectuées pour des raisons politiques. »
S'adressant à Ahmad al-Assir et estimant qu'il a été arrêté suite à un bazar politique, l'avocat a dit : « Tous tes alliés t'ont lâché et tu as été la victime d'un complot. C'est pour cette raison que je t'appelle à n'épargner personne, parce que personne ne t'a épargné. »
Sur un autre plan, une délégation des familles s'est rendue auprès du directeur général de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, pour le remercier après l'arrestation d'Ahmad al-Assir.

Ziad Bitar, avocat des familles des militaires tués lors des combats de Abra, qui ont opposé l'armée aux hommes du cheikh islamiste Ahmad al-Assir, en juin 2013, a tenu hier une conférence de presse au Club de la presse à Furn el-Chebback pour mettre en garde contre les dangers d'un « marché » dans ce dossier, après l'arrestation du cheikh al-Assir, samedi, à l'aéroport de Beyrouth.« Le sang des soldats martyrs ne fera en aucun cas l'objet de négociations », a lancé M. Bitar, appelant à « la création d'un tribunal du peuple qui ne connaisse pas les bazars ».M. Bitar s'est demandé pourquoi l'État libanais a « tant attendu » pour arrêter Ahmad al-Assir et pour quelles raisons son lieutenant, l'ex-chanteur Fadl Chaker, réfugié au camp palestinien de Aïn el-Héloué, près de Saïda, n'a pas encore été...
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