Kamal Hayek recevant une délégation du Akkar.
Le ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, a réclamé l'ouverture d'une enquête au sujet du rationnement draconien du courant électrique au Liban-Nord. Dans le texte qu'il a adressé à cette fin au parquet financier de Beyrouth, M. Derbas a dénoncé « une catastrophe au niveau de la distribution du courant électrique, notamment à Tripoli et au Liban-Nord, où le courant est coupé au quotidien pendant dix heures et rétabli ensuite de façon intermittente ».
Soulignant que les Libanais paient « des milliards de dollars à un secteur dont ils ne bénéficient pas », il a rappelé que le Trésor débourse, pour sa part, « non moins de deux milliards de dollars par an pour combler le déficit d'EDL qui n'arrive pas à assurer le courant électrique » aux Libanais. M. Derbas a ensuite demandé au parquet d'ouvrir une enquête « pour freiner le gaspillage de fonds publics et déterminer les responsabilités ».
Le procureur Ali Ibrahim a aussitôt convoqué le directeur général d'EDL, Kamal Hayek, pour une audience mardi, afin de recueillir sa déposition dans cette affaire, sachant que c'est pratiquement tout le Liban et non seulement le Liban-Nord qui est soumis à un régime draconien de rationnement du courant électrique.
Si M. Derbas n'a pas fait assumer à qui que ce soit la responsabilité de l'état lamentable du secteur de l'électricité, Mohammad Kabbani, député de Beyrouth et président de la commission parlementaire de l'Énergie, a pour sa part pointé un doigt accusateur en direction de Kamal Hayek. « Nous faisons certes assumer la responsabilité de cette situation aux ministres qui se sont relayés à la tête de l'Énergie et qui appartiennent tous à un même camp politique, mais la responsabilité administrative incombe au directeur général d'EDL qui est à ce poste depuis douze ans et dont le mandat a été malheureusement reconduit par le Conseil des ministres », a-t-il dit, dans une déclaration à la presse.
Pendant ce temps, M. Hayek écoutait les doléances d'une délégation de présidents de conseils municipaux de plusieurs localités du Akkar, qu'il a reçue hier et qui était venue se plaindre des coupures du courant qui atteignent les dix-huit à vingt heures par jour.
Ces coupures, ont-ils expliqué, ne sont pas dues uniquement au rationnement appliqué par EDL, mais aussi au piteux état du réseau électrique et aux branchements illégaux. Selon les présidents des conseils municipaux, les quelques centaines de milliers de réfugiés syriens qui se trouvent dans le Akkar et au Liban-Nord représentent une pression supplémentaire sur le réseau électrique.
Devant la délégation, M. Hayek a exposé à ses visiteurs les graves problèmes dont souffre le secteur de l'électricité au Liban, promettant de trouver les solutions adéquates et de fournir, au plus tôt, dix à douze heures d'électricité au quotidien aux localités du Akkar.
Par ailleurs, une surexploitation des générateurs, qui fonctionnent à plein rendement, a été à l'origine de nombreux incendies, comme au centre-ville de Beyrouth, non loin de l'immeuble de la municipalité de la ville, où le feu a dévoré les générateurs alimentant le bâtiment en courant électrique. Les pompiers ont également éteint un incendie qui s'est déclaré à partir de la boîte électrique dans un immeuble à Roueis.


AVEC MOINS QUE LE QUART DE DEUX MILLIARDS DE DOLLARS TOUT LE LIBAN AURAIT EU 24/24 HEURES D'ÉLECTRICITÉ... MAIS ON AVAIT CHOISI LES DANSEUSES DE VENTRE TURQUES... PAYÉES TROIS FOIS PLUS... ET L'ÉLECTRICITÉ ET LES COUPURES SONT LES MÊMES ! LES RESPONSABLES ? QUELQUE PART ON LEUR FIXE DES GALONS !
12 h 04, le 21 août 2015