Le secrétariat général du 14 Mars a tenu hier sa réunion hebdomadaire en son siège à Achrafieh.
Le secrétariat général du 14 Mars, qui a tenu hier sa réunion hebdomadaire sous la présidence de son coordonnateur général, Farès Souhaid, a dénoncé en des termes très durs « le discours confessionnel et provocateur tenu par certaines parties qui mélangent les acquis personnels et les droits des communautés », en allusion au Courant patriotique libre (CPL) du général Michel Aoun.
« La Constitution assure des garanties aux communautés alors que les droits sont l'apanage de chaque individu, indépendamment de sa religion. » « Il n'y a pas des ordures ou une électricité musulmane ou chrétienne tout comme le chômage sunnite ou chiite n'existe pas », a indiqué le secrétariat général du 14 Mars dans son communiqué, en insistant sur le fait que « tous les Libanais sont égaux en termes de privations et tous souffrent à cause d'un gouvernement sans pouvoir de décision du fait du blocage pratiqué par le CPL et le Hezbollah ».
Le 14 Mars a appelé ceux qui bloquent les institutions à « une prise de conscience avant qu'il ne soit trop tard ». Il a mis en garde contre les conséquences de la crise des déchets sur la santé des Libanais et affirmé redouter que ce blocage « ne devienne une crise nationale et que l'exacerbation des susceptibilités religieuses au cours de manifestations ne débouche sur une crise communautaire et confessionnelle générales ».
Les personnes réunies ont ensuite averti qu'« un effondrement de l'État affecterait tout le monde, sans exception aucune, et plongerait à nouveau le Liban dans le brasier de la guerre civile ». Elles ont invité le Premier ministre, Tammam Salam, à « s'efforcer de redynamiser le gouvernement et à ne pas tenir compte des caprices politiques de certains ministres qui ne voient l'intérêt national qu'à travers la réalisation des intérêts de leur propre courant ».
Le Hezb, « au pied du mur »
Commentant le discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ainsi que l'évolution de la situation dans la région, le secrétariat général du 14 Mars a estimé que « le ton victorieux » du leader du parti chiite « ne correspond pas à la réalité sur le terrain dans la mesure où les événements en Syrie montrent que le Hezbollah et le régime sont acculés au pied du mur et que le soulèvement populaire en Irak marque le début d'une confrontation avec la tutelle iranienne, la barbarie terroriste et la corruption ». Pour lui, la signature de l'accord sur le nucléaire entre l'Iran et le G5 +1 « ne peut pas être non plus considérée comme une victoire pour Téhéran, mais un test difficile de la capacité du régime iranien à réaliser les intérêts de son peuple qui aspire à la liberté et au bien-être ».
Les personnes réunies se sont en outre arrêtées sur le massacre de Douma, lundi en Syrie, pour en déduire qu'un règlement futur dans ce pays se fera au détriment de Bachar el-Assad, qui « n'aura de place ni dans une phase transitoire ni dans une phase ultérieure ».
Elles se sont par ailleurs félicitées de l'arrestation du prédicateur islamique, le cheikh Ahmad al-Assir, en exprimant le souhait qu'elle pavera la voie à l'interpellation de « tous ceux qui lui ressemblent sur le territoire national, que ce soit ceux qui attaquent les Libanais pour des motifs criminels ou ceux qui ont assassiné des dirigeants libanais, considérés comme étant des héros par ceux qui les protègent ». « L'application sélective des lois développe un sentiment de frustration chez une partie des Libanais, ce qui retarde d'autant le processus devant déboucher sur une stabilité à laquelle nous sommes tous attachés », a averti le secrétariat général du 14 Mars.



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