En réaction au discours prononcé, vendredi, par le secrétaire général du Hezbollah, dans lequel Hassan Nasrallah a mis en garde contre l'exclusion du général Michel Aoun de l'entente sur l'élection d'un nouveau président de la République, le député des Forces libanaises Antoine Zahra a répliqué, hier, qu'« aucune force politique libanaise ne cherche une élection présidentielle en dehors du général Aoun et de son bloc parlementaire », considérant toutefois que « cette élection n'aura pas lieu dans de brefs délais parce que le Hezbollah reste au service de la politique iranienne dans la région ».
Dans un entretien accordé à Radio-Orient, le député FL a ainsi mis l'accent sur la nécessité de « procéder en priorité à l'élection d'un président », évoquant également la réactivation des institutions parlementaire et gouvernementale qui ne peuvent, selon lui, « fonctionner normalement en l'absence d'un président de la République ».
Sur la possibilité pour le Hezbollah de rejoindre le mouvement de protestation du Courant patriotique libre dans la rue, Antoine Zahra a estimé que « cette attitude hostile risque d'entraîner une attitude similaire, alors que les moyens d'expression politiques sont disponibles ».
Enfin, concernant l'affaire al-Assir, le député FL a souhaité « un procès public afin de connaître la vérité sur cet homme qui, au départ, prétendait soutenir l'État pour ensuite combattre avec férocité l'armée libanaise ». Saluant « l'exploit réalisé par les services sécuritaires », M. Zahra a émis le désir « que soient retrouvés tous les criminels recherchés ».


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