Rechercher
Rechercher

Liban

« Vous n’êtes pas un guide de la République », souligne le ministre de la Justice à Nasrallah

Le ministre de la Justice, Achraf Rifi, a critiqué le discours tenu vendredi par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, dénonçant des « positions qui sont une insulte à la raison ».
S'adressant à Hassan Nasrallah, M. Rifi l'a assuré qu'il « ne pourra pas réaliser aujourd'hui ce qu'il n'avait pas pu obtenir en 2008 (les événements du 7 mai), surtout qu'il s'enlise dans les sables mouvants syriens ». « Nous vous conseillons de revoir votre politique et de tenir compte de l'intérêt national réel, ce qui implique le rétablissement des ponts entre les Libanais au lieu d'imposer des équations fondées sur des illusions de force et d'hégémonie », a déclaré M. Rifi, avant de poursuivre : « Vous n'êtes pas un guide de la République, comme il vous plaît de croire et de vous comporter. Quant à vos propos dans lesquels vous consacrez tel ou tel autre politicien comme un passage obligé vers la présidence de la République (en allusion au chef du CPL, le général Michel Aoun), ils sont tout simplement révolus. » « Le seul passage pour tout Libanais, citoyen ou responsable, est l'État, à travers ses institutions », a encore dit M. Rifi, qui a estimé que le chef du Hezbollah « aurait mieux fait, compte tenu des slogans brandis (durant la manifestation organisée mercredi par les aounistes) au centre-ville, d'appeler au calme et à la retenue au lieu d'inventer des réalités fictives sur une volonté de briser tel ou tel autre politicien qui s'efforce de provoquer une confrontation communautaire vers laquelle nous ne nous laisserons pas entraîner parce que nous croyons dans le partenariat islamo-chrétien qui, seul, peut protéger le Liban ».
Le ministre de la Justice s'est félicité des propos de Hassan Nasrallah sur l'absence de communauté leader et de parti leader, « à condition d'en voir l'application sur le terrain ». « Pour cela, vous devez remettre vos armes à l'État », a-t-il observé.
Le député Chant Chinchinian (bloc des Forces libanaises) a également commenté le discours du chef du Hezbollah, estimant que ce dernier « a oublié que son appel à l'édification d'un État au sein duquel toutes les composantes du pays sont partenaires est l'une des principales revendications du 14 Mars et se situe au cœur de sa stratégie politique ».
Après avoir mis en relief l'opposition entre la conception que le Hezbollah et que le 14 Mars se font chacun du Liban, le parlementaire a affirmé qu'il aurait pu croire les propos de Hassan Nasrallah, selon lesquels le dialogue représente la voie vers un partenariat national authentique, « si ce dernier ne s'était pas dérobé aux résolutions des trois conférences de dialogue de Baabda et n'avait pas désavoué la déclaration de Baabda après l'avoir approuvée ». « Nous aurions pu croire son attachement à un partenariat national authentique s'il n'avait pas pris seul la décision de s'engager dans la guerre en Syrie, sans tenir compte du point de vue de ses partenaires politiques et de l'institution militaire », a poursuivi M. Chinchinian, avant d'interroger sayyed Nasrallah sur le point de savoir s'il est « prêt à engager un dialogue autour de ses armes qui sont, de l'avis d'un grand nombre de Libanais, une des principales causes de l'atteinte à la dignité de l'État ».

Le ministre de la Justice, Achraf Rifi, a critiqué le discours tenu vendredi par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, dénonçant des « positions qui sont une insulte à la raison ».S'adressant à Hassan Nasrallah, M. Rifi l'a assuré qu'il « ne pourra pas réaliser aujourd'hui ce qu'il n'avait pas pu obtenir en 2008 (les événements du 7 mai), surtout qu'il s'enlise dans les sables mouvants syriens ». « Nous vous conseillons de revoir votre politique et de tenir compte de l'intérêt national réel, ce qui implique le rétablissement des ponts entre les Libanais au lieu d'imposer des équations fondées sur des illusions de force et d'hégémonie », a déclaré M. Rifi, avant de poursuivre : « Vous n'êtes pas un guide de la République, comme il vous plaît de croire et de vous comporter....
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut