Au cours du dialogue engagé entre le courant du Futur et le Hezbollah, il est apparu clairement qu'il n'est pas question pour ce dernier de discuter de la présidentielle avant qu'il n'y ait une rencontre entre les dirigeants iraniens et saoudiens. C'est ce qu'a déclaré M. Ahmad Fatfat, député de Denniyé, hier, au terme d'un entretien à Dimane avec le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï.
Précisant qu'il a informé son hôte, avec qui il a débattu du dossier de la présidentielle, de la position hezbollahie, M. Fatfat s'est dit consterné parce que la décision au sujet de la présidentielle « a complètement échappé aux Libanais ». Selon lui, les positions en flèche du chef du CPL, le général Michel Aoun, sont « soutenues, voire voulues par le Hezbollah qui a son propre agenda, lequel l'oblige parfois à lâcher son allié dans certains cas, comme lors de la prolongation du mandat des responsables sécuritaires ou du mandat du Parlement, ou encore lors de la nomination d'un directeur de la Sûreté générale ».
Après avoir indiqué que le CPL est « une composante politique principale », M. Fatfat a répondu au discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait accusé le courant du Futur de vouloir briser le général Aoun. « Il n'est pas question pour nous ni de briser Michel Aoun ni n'importe quel autre dirigeant chrétien ou musulman. Lorsque ses députés ont rendu visite au courant du Futur, nous leur avions expliqué que nous n'avons aucun problème avec lui mais que nous ne sommes pas d'accord avec ses choix et ses alliances politiques », a expliqué M. Fatfat. Et d'ajouter : « Le général Aoun ne peut pas se présenter comme étant l'allié du Hezbollah et de l'Iran et nous demander de l'élire à la tête de l'État. » « Il ne peut pas avoir nos voix alors qu'il est dans un camp opposé au nôtre », a assuré M. Fatfat qui a de nouveau plaidé pour l'élection d'un candidat consensuel à la tête de la République.
Liban
Fatfat : Le Hezbollah ne veut pas discuter de la présidentielle avant un rapprochement irano-saoudien
OLJ / le 17 août 2015 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Ce héZébbb n'a Rien à "vouloir ou ne pas vouloir", äâïynéhhh ! Il fera ce qu'on lui dira de faire. Point barre.
15 h 59, le 17 août 2015