Le président des États-Unis, Barack Obama, aurait désigné la diplomate Elisabeth Richard comme prochaine ambassadrice à Beyrouth, après David Hale, qui devrait être muté au Pakistan, selon une source diplomatique. Notons qu'Elisabeth Richard est l'actuelle vice-secrétaire d'État de Larry Silverman, coadjoint pour les Affaires du Proche-Orient. Mais sa candidature au poste d'ambassadrice à Beyrouth n'est pas encore officielle, étant donné qu'une comparution préalable devant la commission des Affaires étrangères du Sénat est nécessaire pour la valider. Le Sénat est en congé jusqu'à septembre prochain.
L'important est de savoir si Elisabeth Richard aura du nouveau à apporter éventuellement sur la scène libanaise. Une source qui suit de près le dossier de la présidentielle se dit optimiste, surtout après la conclusion de l'accord sur le nucléaire. Il se peut que de nouvelles directives définissent l'action de la prochaine ambassadrice, qui est par ailleurs bien informée des contacts libanais, arabes et internationaux menés pour débloquer la présidentielle, M. Silverman, dont elle est la seconde, ayant été chargé par le secrétaire d'État, John Kerry, de se réunir avec plusieurs responsables libanais, loin des médias, pour tenter un déblocage. La confidentialité de ces réunions était imposée par la distanciation officielle des États-Unis par rapport au dossier de la présidentielle libanaise.
Les efforts de la prochaine ambassadrice US devraient aller de pair avec ceux du nouvel ambassadeur de France au Liban, Emmanuel Bonne, surtout que ce dernier était le conseiller Afrique du Nord / Moyen-Orient / Onu à l'Élysée, et guidait la démarche du diplomate Jean-François Girault, chargé par le président français du dossier de la présidentielle libanaise.
Néanmoins, les milieux aounistes ne sont pas sûrs que Washington ira jusqu'à demander à l'Iran de faciliter l'élection d'un nouveau chef de l'État. Selon eux, il faudrait attendre que Téhéran revienne sur la position dont elle avait informé l'émissaire français, à savoir que la présidentielle est une affaire libanaise, qui concerne, le cas échéant, le Hezbollah et non Téhéran. L'appui de Washington à la mission de la diplomatie française reste donc vital pour assouplir la position iranienne. Le choix des deux nouveaux ambassadeurs, français et américain, aux parcours parallèles, présagerait-il d'une complémentarité de missions ?
Liban
La future ambassadrice US, une promesse de déblocage de la présidentielle ?
OLJ / Par Khalil FLEYHANE, le 23 juillet 2015 à 00h00


Trump juge « totalement inacceptable » la réponse de l'Iran pour mettre fin à la guerre
ON VOIT DANS TOUT UN DÉBLOCAGE AU LIBAN... SANS SAVOIR DÉCORTIQUER ET ANALYSER LES CHOSES...
09 h 26, le 23 juillet 2015