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Liban - Les Archives Racontent...

Après la démission de Oueini, Salam et Karamé favoris Mais un extraparlementaire reste possible

Dans « L'Orient » du 21 juillet 1965

Le cabinet sortant entourant le chef de l’État. De gauche à droite : MM. Sehnaoui, Sarraf, E. Honein, A. Arab, O. Dana, P. Takla (qui avait déjà démissionné), H. Oueini, N. Majdalani, P. Gemayel, T. Solh, G. Chahine, B. Takieddine, N. Salha, M. Zouein.

Rien ne laissait prévoir la brusque décision, prise hier par M. Oueini, de présenter au chef de l'État la démission de son cabinet.
C'est vers 11 heures (...) que la Chambre, réunie pour approuver la suite du projet de réforme, apprenait que le président du Conseil avait, au cours de la réunion du cabinet, informé ses collègues de sa décision de démissionner.
Les ministres avaient, en effet, appris au Sérail, de la bouche même du hajj, que tout était fini pour le cabinet, et certains membres du gouvernement s'étaient même étonnés de la procédure, pour le moins spéciale, que le président Oueini avait adoptée pour annoncer son départ.
M. Pierre Gemayel exprimait notamment son désaveu en ces termes : « Le cabinet ne pouvait que se présenter devant la Chambre et aurait dû faire part au Parlement de la décision de son président. »
Il n'en demeure pas moins que le départ du cabinet Oueini, alors que la réforme n'était qu'en partie approuvée par la Chambre, pose des problèmes de succession que le président Hélou semble décidé à régler au plus vite.
C'est ainsi que les consultations pour la formation d'un nouveau ministère commenceront ce matin à 10 heures.
D'ores et déjà, on peut affirmer que MM. Saëb Salam et Rachid Karamé, leaders des deux blocs qui se partagent l'Assemblée, sont les grands favoris (...). Mais un extraparlementaire n'est pas exclu.

Rien ne laissait prévoir la brusque décision, prise hier par M. Oueini, de présenter au chef de l'État la démission de son cabinet.C'est vers 11 heures (...) que la Chambre, réunie pour approuver la suite du projet de réforme, apprenait que le président du Conseil avait, au cours de la réunion du cabinet, informé ses collègues de sa décision de démissionner.Les ministres avaient, en effet, appris au Sérail, de la bouche même du hajj, que tout était fini pour le cabinet, et certains membres du gouvernement s'étaient même étonnés de la procédure, pour le moins spéciale, que le président Oueini avait adoptée pour annoncer son départ.M. Pierre Gemayel exprimait notamment son désaveu en ces termes : « Le cabinet ne pouvait que se présenter devant la Chambre et aurait dû faire part au Parlement de la décision de...
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