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Liban

Les familles des otages affirment n’avoir constaté aucune présence du Hezbollah dans le jurd

Le dossier des militaires aux mains des islamistes entre atermoiement et promesses renouvelées.

La visite effectuée par les parents des otages militaires à leurs fils détenus par le groupe islamiste al-Nosra dans le jurd de Ersal a suscité de multiples interrogations sur la réalité de la bataille menée par le Hezbollah contre les éléments islamistes armés dans cette région.
La distance traversée, durant une heure de temps, par les familles des otages, après avoir dépassé le barrage de l'armée libanaise à Wadi Hmayed, Ersal, était vraisemblablement sous l'emprise totale du front al-Nosra. Les parents des otages, qui se trouvaient à bord de camionnettes, n'ont remarqué aucune présence du Hezbollah, ni une mobilisation militaire quelconque qui laisse croire à une inquiétude face à une éventuelle attaque contre les islamistes. Lors du périple organisé et conduit par les éléments d'al-Nosra, les parents ont pu constater, une fois la frontière libano-syrienne dépassée, la présence de camps de réfugiés syriens dans le jurd, qui, selon la version rapportée par l'un des responsable d'al-Nosra, vivent dans des « conditions extrêmement difficiles ». Les familles ont souligné avoir traversé trois camps militaires relevant d'al-Nosra.
De son côté, le président de la municipalité de Ersal, Ali Houjeiri, a estimé dans un entretien accordé à l'agence al-Markaziya que « ce qui a été dit à propos des batailles du Qalamoun n'a aucun fondement ». M. Houjeiri a expliqué que le Hezbollah est entré dans des régions où il n'y a aucun élément armé, entre Ersal, Nahlé et Younin. Les combattants du parti « ont mis la main sur des terrains cultivés. Une fois parvenus aux emplacements contrôlés par les éléments armés islamistes, ils ont mené une bataille qui n'a pas duré trop longtemps, ayant perdu plusieurs éléments. Ils ont par la suite arrêté les combats et ont rebroussé chemin en direction des terrains cultivés », a expliqué le président de la municipalité. Ce dernier a estimé que le parti chiite a tout simplement mené une « guerre économique contre les habitants de Ersal ».
Par ailleurs, le commandant du Qalamoun au sein du front al-Nosra, Abou Malek Tallé, a défini de nouvelles conditions pour la libération des otages, a précisé l'agence al-Markaziya. Les conditions consistent à libérer cinq femmes détenues dans les prisons libanaises contre la libération de trois militaires libanais. Il s'agit notamment de Joumana Hmayed, arrêtée pour avoir véhiculé une voiture piégée, de Souja Doulaymi, l'ex-épouse du chef de l'État islamique, Abou Bakr Baghadi, et d'Oula Akili, l'épouse d'Abou Ali Chichani, l'un des commandants d'al-Nosra. Dans une seconde phase, et une fois les cinq détenues libérées, le blocus qui frappe les camps des réfugiés syriens à Ersal devra être levé et leurs conditions de vie améliorées. Quant au reste des militaires, ils seront libérés une fois que les réfugiés du Qalamoun auront réintégré leurs domiciles. « Les Libanais devront alors assumer la responsabilité des agissements du Hezbollah », aurait dit Abou Malek Tallé. Il a également indiqué que les négociations avec l'État libanais étaient actuellement en suspens.

Chez Bou Faour
De son côté, le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a reçu une délégation des familles des otages. À l'issue de la rencontre, Nizam Moughayt, dont le frère Ibrahim est détenu par l'État islamique, a indiqué que l'atermoiement est toujours de mise, notamment avec l'EI.
Il a précisé que les parents ont reçu des promesses d'une action positive dans un avenir proche.
Le porte-parole des familles, Hussein Youssef, dont le fils est également aux mains de l'EI, a estimé que la visite des familles à leurs fils durant la fête s'est négativement répercutée sur les parents dont les fils sont détenus par l'EI. Et de rappeler la souffrance des familles avant d'exhorter les formations islamistes à relâcher les otages.

La visite effectuée par les parents des otages militaires à leurs fils détenus par le groupe islamiste al-Nosra dans le jurd de Ersal a suscité de multiples interrogations sur la réalité de la bataille menée par le Hezbollah contre les éléments islamistes armés dans cette région.La distance traversée, durant une heure de temps, par les familles des otages, après avoir dépassé le barrage de l'armée libanaise à Wadi Hmayed, Ersal, était vraisemblablement sous l'emprise totale du front al-Nosra. Les parents des otages, qui se trouvaient à bord de camionnettes, n'ont remarqué aucune présence du Hezbollah, ni une mobilisation militaire quelconque qui laisse croire à une inquiétude face à une éventuelle attaque contre les islamistes. Lors du périple organisé et conduit par les éléments d'al-Nosra, les parents ont...
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