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Liban - Sécurité

Le mystère plane toujours sur l’affaire de la disparition des cinq Tchèques dans la Békaa

Photocopie du passeport de l'un des Tchèques porté disparu dans la Békaa, Jan Svarc.

Les autorités libanaises et tchèques s'activaient hier pour tenter de retrouver les cinq Tchèques enlevés dans la Békaa, un rapt qui pourrait être lié à la détention à Prague d'un Libano-Ukrainien pour « complot » contre les États-Unis.
Les cinq Tchèques ainsi que leur chauffeur libanais ont disparu vendredi soir, et leur voiture a été retrouvée à Kefraya, dans la vallée de la Békaa (Est).
Les services de sécurité du pays ont confirmé qu'il s'agissait bien d'un enlèvement.
À Prague, le gouvernement a mis en place une cellule de crise. « Des recherches sont en cours au Liban, a indiqué à l'AFP la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Michaela Lagronova. Nous ne pouvons pas confirmer l'enlèvement (...), cela constitue bien sûr l'une des alternatives examinées. »
La disparition des Tchèques pourrait être liée à l'affaire Ali Taan Fayyad, un Libanais placé en détention provisoire en République tchèque depuis 2014 à la demande des États-Unis. Cette théorie, qui sous-entend un enlèvement prémédité avec la complicité du chauffeur de taxi en vue d'un échange avec son frère Ali, a été réfutée néanmoins par l'avocat de la famille de Ali, Kamal Mohssen al-Haf.

« Ex-conseiller en Ukraine »
D'après M. Haf, Ali Taan Fayyad, qui a la nationalité ukrainienne, a occupé le poste de « conseiller de l'ancien ministre ukrainien de la Défense pour les affaires du Proche-Orient » du temps de l'ex-président prorusse Viktor Ianoukovitch. « Il a été arrêté par les autorités tchèques sur demande des Américains qui l'accusent de " complot contre les États-Unis " et demandent son extradition », a poursuivi l'avocat. Interrogée par l'AFP, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Michaela Lagronova s'est refusée à commenter « des spéculations qui surgissent dans les médias ».
« Nous connaissons très bien l'équipe tchèque portée disparue et nous avons l'habitude de l'accompagner quand elle vient au Liban », a affirmé M. Haf, interrogé par l'AFP à Ansar, la localité d'Ali Taan Fayyad.
« Elle comprend l'avocat d'Ali qui est venu au Liban quatre ou cinq fois (...), deux journalistes tchèques, un traducteur et le frère d'Ali, Saëb Taan Fayyad, qui les conduisait dans sa voiture personnelle », a-t-il ajouté, affirmant ignorer l'identité du cinquième Tchèque.

Le mystère du cinquième Tchèque
C'est justement le mystère supplémentaire qui entoure cette affaire. Toutes les personnes étant entrées en contact avec l'équipe tchèque arrivent à identifier les quatre Tchèques, mais pas le cinquième, prénommé Martin Pisik. Selon des informations à Prague, non confirmées par les autorités officielles, il aurait servi dans les rangs des services de renseignements tchèques. De ce fait, ce cinquième ressortissant tchèque mystérieux, qui a prétendu être un journaliste, pourrait constituer une bonne prise pour des services de renseignements étrangers opérant au Liban et qui seraient en guerre d'intelligence avec la République tchèque et ouvre la voie à une nouvelle piste, celle d'un enlèvement à caractère sécuritaire, estiment des sources sécuritaires locales. À Prague, les autorités restent discrètes concernant l'identité des cinq Tchèques et les détails de l'enquête.
Sur un autre plan, aucun contact n'a encore été établi entre les éventuels ravisseurs et les autorités locales ou tchèques. Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a assuré, de son côté, à l'agence al-Markaziya que les autorités libanaises suivent de près cette affaire en vue de lever le mystère sur les circonstances de la disparition des Tchèques.
Par ailleurs, les services de renseignements militaires et ceux des Forces de sécurité intérieure intensifient les opérations de recherche et poursuivent l'enquête depuis vendredi. Et ce, en filtrant les derniers appels téléphoniques effectués par les ressortissants tchèques et ceux du chauffeur de taxi dont le téléphone a été utilisé la dernière fois à Kefraya avant d'être fermé. Ils ont procédé également à une analyse des images captées par les caméras fixées sur les routes principales et secondaires de la région afin de pouvoir tracer une carte représentant l'itinéraire parcouru par le groupe avant sa disparition.
Ceci dit, la théorie de l'enlèvement et de ses motifs ainsi que les circonstances de la disparition des cinq Tchèques et du chauffeur libanais n'ont pas pu être déterminées et aucun indice n'a pu éclairer une piste définie pour le moment. Ce qui laisse la porte ouverte à plusieurs possibilités, affirment les sources sécuritaires.

Les autorités libanaises et tchèques s'activaient hier pour tenter de retrouver les cinq Tchèques enlevés dans la Békaa, un rapt qui pourrait être lié à la détention à Prague d'un Libano-Ukrainien pour « complot » contre les États-Unis.Les cinq Tchèques ainsi que leur chauffeur libanais ont disparu vendredi soir, et leur voiture a été retrouvée à Kefraya, dans la vallée de la Békaa (Est).Les services de sécurité du pays ont confirmé qu'il s'agissait bien d'un enlèvement.À Prague, le gouvernement a mis en place une cellule de crise. « Des recherches sont en cours au Liban, a indiqué à l'AFP la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Michaela Lagronova. Nous ne pouvons pas confirmer l'enlèvement (...), cela constitue bien sûr l'une des alternatives examinées. »La disparition des Tchèques...
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