L'accord sur le nucléaire iranien, qui prévoit une levée des sanctions économiques contre Téhéran, donne un nouveau souffle au projet de gazoduc reliant l'Iran au Pakistan, voire à la Chine, a déclaré hier à l'AFP le ministre pakistanais du Pétrole.
Lancé en 2010, ce projet vise à relier sur 1 800 km les champs gaziers de South Pars en Iran, à Nawabshah, ville située près de la métropole économique du Pakistan.
En 2013, l'Iran avait célébré la fin de la construction du pipeline de son côté de la frontière, mais le Pakistan, lui, avait affirmé ne pas pouvoir aller de l'avant avec ce projet en raison des sanctions américaines et européennes imposées à Téhéran. Or l'accord sur le nucléaire iranien conclu mardi prévoit la levée de ces sanctions « dès la mise en œuvre » par Téhéran de ses engagements, attestée par un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
« Cet accord est une bonne nouvelle pour le Pakistan. (...) Plusieurs problèmes survenus au cours des dernières années seront résolus, en particulier ce gazoduc Iran-Pakistan », a déclaré à l'AFP le ministre pakistanais du Pétrole, Shahid Khaqan Abbasi. « Nous avons l'obligation contractuelle d'acheter du gaz iranien, et ils ont une obligation de nous fournir un volume de gaz, mais notre projet a été affecté par les sanctions... La levée des sanctions nous permettra de respecter nos engagements », a ajouté le ministre.
Dans le cadre de l'ambitieux projet de corridor économique sino-pakistanais visant à relier l'ouest de la Chine au Moyen-Orient via le Pakistan, Pékin finance actuellement la construction d'un gazoduc reliant la ville de Nawabshah au port pakistanais en eaux profondes de Gwadar.
(Source : AFP)
Économie - Pakistan
Islamabad veut relancer son gazoduc avec l’Iran
OLJ / le 16 juillet 2015 à 00h00

