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Liban

Présidentielle : Sleiman déplore le passage presque inaperçu, hier, de la 26e séance électorale

Michel Sleiman, hier, en compagnie du ministre de la Défense. Photo Dalati et Nohra

L'ancien président de la République, Michel Sleiman, a déploré hier le fait que « la 26e séance destinée à élire un nouveau chef de l'État passe pratiquement inaperçue sans que le moindre sentiment – ne serait-ce que moral – de responsabilité ne traverse certains protagonistes ».
Pour l'ancien chef de l'État, cela est d'autant plus inacceptable que « le pays est exposé à divers dangers résultant du blocage de l'organisation de l'action des institutions, blocage qui aggrave à son tour la crise politique et sécuritaire, et se répercute négativement sur l'économie libanaise ».
Michel Sleiman, qui a reçu hier à son domicile à Yarzé le ministre de la Défense, Samir Mokbel, a mis l'accent sur « l'importance de l'initiative proposée par son bloc ministériel de convoquer les réservistes de l'armée libanaise, adoptée hier par le bloc du Futur, afin de garantir que les armes ne se répandent pas d'une manière anarchique entre les citoyens et afin d'assurer un soutien à l'institution militaire si le besoin se présente ».
M. Sleiman a condamné dans ce cadre les tentatives, hier, à Fanar, dans le périmètre de l'Université libanais, de « terroriser les citoyens », appelant à « plus de fermeté dans le maintien de la sécurité ».
De son côté, Samir Mokbel a indiqué que la rencontre avait porté sur une évaluation de l'accord sur le nucléaire entre l'Iran et le G 5 + 1, ainsi que sur l'ouverture d'une session extraordinaire à la Chambre.
« Concernant le décret d'ouverture de la session, nous campons toujours, en tant que bloc Sleiman, sur nos positions, c'est-à-dire que nous ne sommes disposés à signer le décret d'ouverture de la session qu'après avoir été tenus au courant de l'ordre du jour de la session. Nous voulons des garanties concernant le recours contre toute proposition de loi », a indiqué M. Mokbel à l'issue de la rencontre.
« Concernant l'accord sur le nucléaire, nous l'accueillons positivement et souhaitons que ses répercussions sur le Liban soient positives, notamment aux plans économique, politique et financier », a-t-il noté.

Chaptini et Hennaoui
L'accord nucléaire entre la communauté internationale et l'Iran a également été au menu d'une rencontre entre Michel Sleiman, et les ministres Alice Chaptini et Abdel Mouttaleb Hennaoui.
« Toute solution pacifique réalisée doit être la bienvenue », a indiqué M. Sleiman à l'issue de la rencontre, en souhaitant que l'accord « ait des répercussions positives sur le pays et serve les intérêts du Liban ». L'ancien chef de l'État a appelé à « ne pas lier les retombées de l'accord, qu'elles soient positives ou négatives, au sort de l'échéance présidentielle bloquée ». « Il ne faut pas parier sur l'extérieur pour réaliser ce que les blocs parlementaires peuvent réaliser si les intérêts nationaux priment sur l'intérêt personnel étroit », a-t-il noté.

Achraf Rifi
Recevant le ministre de la Justice, Achraf Rifi, l'ancien président de la République a salué « le rôle du Conseil supérieur de la magistrature, qui œuvre pour clôturer le dossier de Fateh el-Islam en menant à terme tous les procès en vertu des usages en vigueur ».
De son côté, Achraf Rifi a évoqué la question de l'ouverture de la session extraordinaire de la Chambre. « Le président affirme que les questions ont toujours été bien déterminées au préalable et demande à ce qu'elles le soient. Il y a des garanties qui existent au niveau du président de la République, comme le recours en invalidation ou le renvoi de la loi. Sur le principe, il n'est pas contre l'idée, mais, dans la pratique, il recherche un moyen d'étudier ces garanties », a-t-il indiqué.
Sur le plan sécuritaire, M. Rifi a estimé que « nous sommes indubitablement dans une situation calme, mais il est nécessaire de rester complètement mobilisés, compte tenu des développements dans la région ». Il a apporté dans ce cadre son soutien à l'initiative de convoquer les réservistes, « qui est constitutionnelle, qui n'est pas improvisée et qui ne comporte pas de manipulation, comme l'idée par exemple de donner des armes aux habitants, idée qui se répercute négativement sur l'unité du pays et sur le vivre-ensemble ».
« Le dossier de Fateh el-
Islam est quasi clôturé au CSM. Tous les procès sont terminés. Il reste quatre personnes qui relèvent de cas très spéciaux et dont les dossiers seront clos d'ici à un certain temps. Le président souligne que la justice est le seul moyen de consacrer la souveraineté de l'État, et la logique de l'État de droit et de l'homme », a ajouté le ministre de la Justice.

Paoli
Michel Sleiman a en outre reçu l'ambassadeur de France, Patrice Paoli, en visite d'adieu. Les deux hommes ont évoqué le dossier du « don saoudien exceptionnel de soutien à l'armée ». L'ancien chef de l'État a applaudi, dans ce cadre, à « l'attachement français à l'importance de l'armement de la troupe ».
Pour sa part, Patrice Paoli a mis en exergue « les efforts déployés par l'ancien chef de l'État pour réunir l'ensemble des parties libanaises autour de la déclaration de Baabda, loin des conflits régionaux ». Il a également évoqué le don franco-saoudien de trois milliards à l'armée et a renouvelé son appel à l'élection d'un nouveau président de la République. « Les Libanais ont beaucoup de clefs entre leurs mains à ce niveau. Peut-être pas toutes les clefs, mais il faut qu'il y ait un nouveau président dans les plus brefs délais », a-t-il souligné.
L'ex-président de la République a enfin présidé la réunion du comité préparatoire de la Rencontre pour la République, de même qu'il a reçu le PDG de Télé-Liban, Talal Makdissi, et a conversé par téléphone avec le chef de la diplomatie italienne en visite au Liban, Paolo Gentiloni.

L'ancien président de la République, Michel Sleiman, a déploré hier le fait que « la 26e séance destinée à élire un nouveau chef de l'État passe pratiquement inaperçue sans que le moindre sentiment – ne serait-ce que moral – de responsabilité ne traverse certains protagonistes ».Pour l'ancien chef de l'État, cela est d'autant plus inacceptable que « le pays est exposé à divers dangers résultant du blocage de l'organisation de l'action des institutions, blocage qui aggrave à son tour la crise politique et sécuritaire, et se répercute négativement sur l'économie libanaise ».Michel Sleiman, qui a reçu hier à son domicile à Yarzé le ministre de la Défense, Samir Mokbel, a mis l'accent sur « l'importance de l'initiative proposée par son bloc ministériel de convoquer les réservistes de l'armée...
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