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Liban

Le directeur de Bank al-Mawarid-Chtaura enlevé hier matin à Jeb Jannine

La voiture abandonnée de l’otage Mohammad Abou Jakh. Photo Ani

Quelques jours après l'enlèvement contre rançon du petit Ricardo Geara, c'est un directeur de banque, Mohammad Abou Jakh, qui a été enlevé hier dans la Békaa-Ouest par des éléments armés. Le directeur de Bank al-Mawarid à Chtaura a en effet été enlevé hier matin par des individus armés, à Jeb Jannine, dans la Békaa-Ouest, à la bifurcation de la localité de Rawda, alors qu'il était en route vers son lieu de travail, depuis son village de Ghazzé.
M. Abou Jakh se trouvait au volant de sa voiture, une Toyota Runner noire de 2012, immatriculée B/217285. Les ravisseurs, quatre individus, selon l'agence al-Markaziya, l'ont emmené vers une destination inconnue à bord d'un véhicule noir de type Blazer. Ils se sont aussi emparés de son attaché-case, mais ont abandonné son véhicule et ses appareils téléphoniques. Toujours selon l'agence d'information, le gang, composé de trois groupes, aurait opéré de la sorte : un premier groupe était chargé de la surveillance des déplacements de la victime et de ses horaires de sortie. Un deuxième a intercepté sa voiture alors qu'il se rendait à son travail. Enfin, le troisième groupe a enlevé l'otage, l'a fait monter dans la Blazer noire et l'a emmené vers la destination finale.
La colère régnait à Chtaura et Ghazzé à la suite de l'enlèvement de M. Abou Jakh, à l'heure où les notables de la région et les services de renseignements se mobilisaient pour rassembler les indices et tenter d'identifier les ravisseurs.
Le député de la Békaa Ziad el-Kadri n'a pas tardé à condamner l'enlèvement dans un communiqué et s'est engagé « à suivre de près l'affaire afin de démasquer les ravisseurs et libérer l'otage ». Dans le cadre des contacts qu'il a effectués, il s'est entretenu avec la famille de Mohammad Abou Jakh et avec le chef du bloc du Futur, Fouad Siniora. Il a aussi évoqué l'affaire avec le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, le directeur général des FSI, le général Ibrahim Basbous, le chef des renseignements des FSI, le général Imad Osman, et enfin avec le directeur des renseignements de l'armée à la Békaa, le général Abdessalam Samahat.
Quant au motif de l'enlèvement, il n'avait toujours pas été identifié hier soir, pas plus que l'identité des ravisseurs. Contacté par L'Orient-Le Jour, le député Ziad el-Kadri a indiqué que pour l'heure, il n'y avait pas eu de demande de rançon. « Personne n'a été contacté par les ravisseurs », a-t-il affirmé, précisant que « l'otage est loin de la politique ». « Nous n'avons pas encore les données nécessaires, ni le cadre définitif pour comprendre le motif de l'enlèvement, mais il y a sûrement une raison », a-t-il indiqué. « Ce n'est que le premier jour et ce que nous savons est trop vague. Mais les prochains jours sont cruciaux ». Dans l'attente, les services de renseignements des FSI et de l'armée redoublent d'efforts pour trouver un indice qui leur permettrait de porter assistance à Mohammad Abou Jakh et de le libérer.

Quelques jours après l'enlèvement contre rançon du petit Ricardo Geara, c'est un directeur de banque, Mohammad Abou Jakh, qui a été enlevé hier dans la Békaa-Ouest par des éléments armés. Le directeur de Bank al-Mawarid à Chtaura a en effet été enlevé hier matin par des individus armés, à Jeb Jannine, dans la Békaa-Ouest, à la bifurcation de la localité de Rawda, alors qu'il était en route vers son lieu de travail, depuis son village de Ghazzé.M. Abou Jakh se trouvait au volant de sa voiture, une Toyota Runner noire de 2012, immatriculée B/217285. Les ravisseurs, quatre individus, selon l'agence al-Markaziya, l'ont emmené vers une destination inconnue à bord d'un véhicule noir de type Blazer. Ils se sont aussi emparés de son attaché-case, mais ont abandonné son véhicule et ses appareils téléphoniques....
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