Le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a dressé hier un bilan de la campagne menée au niveau de la sécurité sanitaire des aliments et de la santé. M. Bou Faour a ainsi affirmé que toutes les garderies illégales identifiées par son ministère ont été fermées.
Idem pour les laboratoires illégaux, a ajouté M. Bou Faour au cours d'une conférence de presse tenue à l'issue d'une rencontre avec les médecins des cazas pour évaluer la campagne sur la sécurité sanitaire des aliments et décider de l'étape suivante.
En ce qui concerne les centres de beauté, M. Bou Faour a expliqué que de nombreux établissements ont été fermés.
Se penchant sur le problème des dispensaires, le ministre a rappelé que le délai accordé à ces centres pour régulariser leur situation arrive à expiration le 31 juillet.
M. Bou Faour s'est attaqué par la suite au dossier des poissonneries d'eau douce. Il a souligné que quelque 150 poissonneries au bord du fleuve de l'Oronte utilisent le fourrage animal, « ce qui constitue un énorme danger pour les poissons et par conséquent pour le citoyen ». Il a déclaré dans ce cadre que les
« contrôleurs du ministère de la Santé ont été menacés ». « Cela ne mènera à rien, a affirmé M. Bou Faour. Nous sommes convaincus que nous pouvons encore faire redresser l'État. Partant de cette conviction, je me suis porté partie civile en tant que ministre de la Santé et je vais déférer le dossier devant la justice. »
Le ministre s'est par la suite attardé sur le dossier du sel iodé. Il a souligné dans ce cadre que le sel ne contient pas une quantité suffisante d'iode, qui a été fixée entre 60 et 80 mg pour chaque kilo de sel. Il a évoqué dans ce cadre plusieurs études menées par l'Université américaine de Beyrouth sur ce sujet. La dernière en date, réalisée en 2013-2014, montre que la carence en iode atteint des niveaux dangereux. « Le ministère a effectué des tests sur trente-huit échantillons de sel produit localement », a-t-il ajouté. Les résultats ont montré que la majorité du sel produit localement ne répond pas aux critères requis. « Les sociétés concernées seront déférées devant le parquet pour une enquête », a insisté M. Bou Faour.
Il a enfin mis en garde contre un certain Adib Daccache, à Jbeil, qui se fait passer pour un contrôleur du ministère de la Santé et fait chanter les propriétaires des établissements dans la région. M. Bou Faour a demandé aux établissements de ne coopérer qu'avec les contrôleurs munis d'une lettre officielle du ministère.
Liban - Conférence
Bou Faour dresse un bilan de la campagne sur l’hygiène alimentaire et la santé
OLJ / le 07 juillet 2015 à 00h00


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