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Économie

Le référendum aura bien lieu

Alexis Tsipras a cru que son bluff fonctionnerait. Il a finalement montré ses cartes : il pensait que la peur du référendum suffirait à faire plier les Européens et à obtenir un deal de dernière minute. N'écoutant que son courage légendaire, François Hollande y était favorable. Angela Merkel a tenu bon et Tsipras a été pris à son propre piège. Maintenant c'est aux Grecs de choisir. Mais sont-ils les seuls responsables ?
Le FMI commence à être critiqué pour la gestion de son aide à la Grèce. Le Wall Street Journal s'est procuré des documents internes du FMI, et ils sont passionnants.
On a ainsi des indications sur la mise en place des prêts à la Grèce en 2010. Les documents internes révèlent en fait que le FMI n'aurait jamais dû prêter de l'argent à la Grèce dans les conditions de l'époque. En fait, dès cette époque, des membres du FMI s'y sont opposés violemment en arguant du fait que les projections de croissance pour la Grèce étaient irréalistes et que ce pays n'avait aucune chance, aucune, de pouvoir rembourser un jour l'argent qu'on lui prêtait. Mais la pression politique, la crainte de la contagion ont poussé le FMI, avec l'Europe, à mettre en place des prêts dont on savait qu'ils étaient à fonds perdus.
La crise actuelle n'est quand même pas uniquement de la responsabilité du FMI et de l'Europe... Les torts sont partagés. Mais la Grèce a fait une partie des sacrifices qu'on lui a demandés. Mais quelles que soient les nouvelles mesures d'austérité qu'on lui imposera, elle ne pourra jamais rembourser l'argent qu'on n'aurait jamais dû lui prêter sans restructurer sa dette. En fait, si on étudie ces documents du FMI, tout apparaît assez clairement : une partie de la dette grecque doit disparaître. Soit dans le chaos avec une sortie de la Grèce de l'euro, soit avec une négociation. Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais c'est une réalité : 50 % au moins de l'argent prêté à la Grèce est déjà perdu.

Cet article est réalisé par Fidus

Alexis Tsipras a cru que son bluff fonctionnerait. Il a finalement montré ses cartes : il pensait que la peur du référendum suffirait à faire plier les Européens et à obtenir un deal de dernière minute. N'écoutant que son courage légendaire, François Hollande y était favorable. Angela Merkel a tenu bon et Tsipras a été pris à son propre piège. Maintenant c'est aux Grecs de choisir. Mais sont-ils les seuls responsables ?Le FMI commence à être critiqué pour la gestion de son aide à la Grèce. Le Wall Street Journal s'est procuré des documents internes du FMI, et ils sont passionnants.On a ainsi des indications sur la mise en place des prêts à la Grèce en 2010. Les documents internes révèlent en fait que le FMI n'aurait jamais dû prêter de l'argent à la Grèce dans les conditions de l'époque. En fait, dès...
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